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FicheNiveau : TLE SPÉ

Sommes de variables aléatoires : espérance et variance

Linéarité de l’espérance, variance de aX + b, additivité de la variance pour des variables indépendantes, échantillons.

L’essentiel

Pour des variables aléatoires XX et YY et des réels aa et bb :

E(X+Y)=E(X)+E(Y)E(aX+b)=aE(X)+bV(aX+b)=a2V(X)E(X + Y) = E(X) + E(Y) \qquad E(aX + b) = aE(X) + b \qquad V(aX + b) = a^2V(X)

Si XX et YY sont indépendantes :

V(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X + Y) = V(X) + V(Y)

Échantillon de taille nn : X1,…,XnX_1, \ldots, X_n indépendantes, de même loi (espérance μ\mu, variance VV). Pour la somme SnS_n et la moyenne Mn=SnnM_n = \dfrac{S_n}{n} :

E(Sn)=nμV(Sn)=nVE(Mn)=μV(Mn)=VnE(S_n) = n\mu \qquad V(S_n) = nV \qquad E(M_n) = \mu \qquad V(M_n) = \dfrac{V}{n}

Application : une loi binomiale B(n ; p)\mathcal{B}(n \,;\, p) est la somme de nn variables de Bernoulli indépendantes, d’où E=npE = np et V=np(1−p)V = np(1 - p).

La méthode

  1. Écris la variable étudiée comme une somme ou une transformation affine de variables simples.
  2. Pour l’espérance, la linéarité marche toujours.
  3. Pour la variance d’une somme, vérifie l’indépendance.

Exemple corrigé

Le gain d’un joueur est G=3X−5G = 3X - 5, où E(X)=4E(X) = 4 et V(X)=2V(X) = 2.

E(G)=3×4−5=7V(G)=32×2=18E(G) = 3 \times 4 - 5 = \boxed{7} \qquad V(G) = 3^2 \times 2 = \boxed{18}

On répète 2525 fois, de façon indépendante, une expérience d’écart type 22. L’écart type de la somme vaut 25×22=10\sqrt{25 \times 2^2} = \boxed{10}, celui de la moyenne 225=0,4\dfrac{2}{\sqrt{25}} = \boxed{0{,}4}.

Espérance et variance d’une sommeS’entraîner

Les pièges

  • V(aX+b)=a2V(X)V(aX + b) = a^2V(X) : la constante bb disparaît, et aa est au carré.
  • V(X−Y)=V(X)+V(Y)V(X - Y) = V(X) + V(Y) pour des variables indépendantes (et non une différence).
  • Les écarts types ne s’additionnent pas : ce sont les variances.