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Bac spécialité · session 2026 · Jour 2, centres étrangers (groupe 1)

Bac 2026, spécialité maths, jour 2 (centres étrangers) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths 2026, jour 2, centres étrangers (groupe 1) : plan et distance, probabilités et Bienaymé-Tchebychev, suite et ln, équation différentielle.

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
PDF

Cherche chaque question avant d’ouvrir son corrigé. L’énoncé est le sujet officiel ressaisi ; les corrigés sont rédigés par Bac-Maths.

Format : 4 heures, quatre exercices, calculatrice en mode examen autorisée. La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements comptent dans la note.

Exercice 1 : plan, angle et distance (4 points)

L’espace est muni d’un repère orthonormé (O ; ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O \,;\, \vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}\right). On considère :

  • les points de l’espace A(1 ; 0 ; 3)A(1 \,;\, 0 \,;\, 3), B(2 ; 1 ; −1)B(2 \,;\, 1 \,;\, -1), C(1 ; 1 ; 1)C(1 \,;\, 1 \,;\, 1) et H(0 ; 2 ; 1)H(0 \,;\, 2 \,;\, 1) ;
  • le vecteur n⃗(442)\vec{n}\begin{pmatrix} 4 \\ 4 \\ 2 \end{pmatrix}.

1. Démontrer que les points AA, BB et CC définissent un plan de l’espace.

2. Démontrer que le vecteur n⃗\vec{n} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).

3. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

4. Vérifier que le point HH appartient au plan (ABC)(ABC).

5. Déterminer la mesure en degré de l’angle BAH^\widehat{BAH}.

6. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d)(d) orthogonale au plan (ABC)(ABC) et passant par le point HH.

7. Déterminer les coordonnées du point S(xS ; yS ; zS)S(x_S \,;\, y_S \,;\, z_S) de la droite (d)(d) tel que :

  • la distance entre le point SS et le plan (ABC)(ABC) est 66 ;
  • son abscisse xSx_S est positive.
Corrigé de l’exercice 1

1. AB→(11−4)\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -4 \end{pmatrix} et AC→(01−2)\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -2 \end{pmatrix}. Si ces vecteurs étaient colinéaires, on aurait AB→=kAC→\overrightarrow{AB} = k\overrightarrow{AC} ; la première coordonnée donnerait 1=k×01 = k \times 0, impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les points AA, BB et CC ne sont pas alignés : ils définissent un plan.

2. On calcule les produits scalaires avec deux vecteurs non colinéaires du plan :

n⃗⋅AB→=4+4−8=0n⃗⋅AC→=0+4−4=0\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} = 4 + 4 - 8 = 0 \qquad \vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} = 0 + 4 - 4 = 0

n⃗\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC)(ABC) : c’est un vecteur normal à ce plan.

3. Le plan a une équation de la forme 4x+4y+2z+d=04x + 4y + 2z + d = 0. Il passe par A(1 ; 0 ; 3)A(1 \,;\, 0 \,;\, 3) : 4+0+6+d=04 + 0 + 6 + d = 0, donc d=−10d = -10. En divisant par 22 :

(ABC):2x+2y+z−5=0(ABC) : 2x + 2y + z - 5 = 0

4. 2×0+2×2+1−5=02 \times 0 + 2 \times 2 + 1 - 5 = 0 : les coordonnées de HH vérifient l’équation, donc H∈(ABC)H \in (ABC).

5. AB→(11−4)\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -4 \end{pmatrix} et AH→(−12−2)\overrightarrow{AH}\begin{pmatrix} -1 \\ 2 \\ -2 \end{pmatrix}, d’où :

AB→⋅AH→=−1+2+8=9AB=1+1+16=32AH=1+4+4=3\overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AH} = -1 + 2 + 8 = 9 \qquad AB = \sqrt{1 + 1 + 16} = 3\sqrt{2} \qquad AH = \sqrt{1 + 4 + 4} = 3cos⁡BAH^=AB→⋅AH→AB×AH=992=22\cos \widehat{BAH} = \dfrac{\overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AH}}{AB \times AH} = \dfrac{9}{9\sqrt{2}} = \dfrac{\sqrt{2}}{2}

Donc BAH^=45°\widehat{BAH} = 45°.

6. (d)(d) est orthogonale au plan : elle est dirigée par un vecteur normal, par exemple 12n⃗(221)\dfrac{1}{2}\vec{n}\begin{pmatrix} 2 \\ 2 \\ 1 \end{pmatrix}. Elle passe par H(0 ; 2 ; 1)H(0 \,;\, 2 \,;\, 1) :

(d):{x=2ty=2+2tz=1+tt∈R(d) : \left\{\begin{array}{l} x = 2t \\ y = 2 + 2t \\ z = 1 + t \end{array}\right. \quad t \in \mathbb{R}

7. Comme HH est dans le plan et que (d)(d) lui est orthogonale, HH est le projeté orthogonal sur (ABC)(ABC) de tout point de (d)(d). La distance de SS au plan est donc HSHS.

Le point SS de paramètre tt vérifie HS→(2t2tt)\overrightarrow{HS}\begin{pmatrix} 2t \\ 2t \\ t \end{pmatrix}, donc HS=9t2=3∣t∣HS = \sqrt{9t^2} = 3|t|.

HS=6  ⟺  ∣t∣=2  ⟺  t=2HS = 6 \iff |t| = 2 \iff t = 2 ou t=−2t = -2. L’abscisse xS=2tx_S = 2t doit être positive : t=2t = 2, d’où S(4 ; 6 ; 3)S(4 \,;\, 6 \,;\, 3).

Vérification : ∣2×4+2×6+3−5∣22+22+12=183=6\dfrac{|2 \times 4 + 2 \times 6 + 3 - 5|}{\sqrt{2^2 + 2^2 + 1^2}} = \dfrac{18}{3} = 6.

Exercice 2 : publications sur un réseau social (4 points)

Parmi les habitants âgés d’au moins 1515 ans vivant en France, on compte :

  • 21 %21\,\% de personnes de 1515 à 2929 ans ;
  • 46 %46\,\% de personnes de 3030 à 5959 ans ;
  • 33 %33\,\% de personnes d’au moins 6060 ans.

On s’intéresse à l’utilisation d’un réseau social par les habitants âgés d’au moins 1515 ans vivant en France. On a ainsi pu observer que :

  • 70 %70\,\% des personnes de 1515 à 2929 ans ont déjà publié sur ce réseau social ;
  • 46 %46\,\% des personnes de 3030 à 5959 ans ont déjà publié sur ce réseau social ;
  • 15 %15\,\% des personnes d’au moins 6060 ans ont déjà publié sur ce réseau social.

On interroge une personne âgée d’au moins 1515 ans vivant en France et on lui demande si elle a déjà publié sur ce réseau social.

On note :

  • JJ l’événement : « la personne interrogée a entre 1515 et 2929 ans » ;
  • MM l’événement : « la personne interrogée a entre 3030 et 5959 ans » ;
  • SS l’événement : « la personne interrogée a au moins 6060 ans » ;
  • RR l’événement : « la personne interrogée a déjà publié sur ce réseau social ».

On note R‾\overline{R} l’événement contraire de l’événement RR.

Dans tout l’exercice, les valeurs approchées seront arrondies au millième.

Partie A

1. Recopier et compléter l’arbre de probabilité.

Arbre à compléter : trois branches J, M, S, puis pour chacune deux branches R et R barre, sans aucune probabilité indiquée

2. Déterminer P(M∩R)P(M \cap R). Interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.

3. On interroge au hasard une personne âgée d’au moins 1515 ans vivant en France.

a. Calculer la probabilité qu’elle ait déjà publié sur ce réseau social.

b. On sait que cette personne a déjà publié sur ce réseau social. Déterminer la probabilité qu’elle ait au moins 6060 ans.

Corrigé de la partie A

1. Premier niveau : P(J)=0,21P(J) = 0{,}21, P(M)=0,46P(M) = 0{,}46, P(S)=0,33P(S) = 0{,}33 (la somme fait bien 11). Second niveau :

  • PJ(R)=0,7P_J(R) = 0{,}7 et PJ(R‾)=0,3P_J(\overline{R}) = 0{,}3 ;
  • PM(R)=0,46P_M(R) = 0{,}46 et PM(R‾)=0,54P_M(\overline{R}) = 0{,}54 ;
  • PS(R)=0,15P_S(R) = 0{,}15 et PS(R‾)=0,85P_S(\overline{R}) = 0{,}85.

2.

P(M∩R)=P(M)×PM(R)=0,46×0,46=0,2116≈0,212P(M \cap R) = P(M) \times P_M(R) = 0{,}46 \times 0{,}46 = 0{,}2116 \approx 0{,}212

La probabilité que la personne interrogée ait entre 3030 et 5959 ans et ait déjà publié sur ce réseau social est d’environ 0,2120{,}212 : environ 21,2 %21{,}2\,\% des habitants d’au moins 1515 ans sont des 3030-5959 ans qui ont déjà publié.

3. a. JJ, MM et SS forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :

P(R)=0,21×0,7+0,46×0,46+0,33×0,15=0,147+0,2116+0,0495=0,4081P(R) = 0{,}21 \times 0{,}7 + 0{,}46 \times 0{,}46 + 0{,}33 \times 0{,}15 = 0{,}147 + 0{,}2116 + 0{,}0495 = 0{,}4081

P(R)≈0,408P(R) \approx 0{,}408.

b. On cherche PR(S)P_R(S) :

PR(S)=P(S∩R)P(R)=0,04950,4081≈0,121P_R(S) = \dfrac{P(S \cap R)}{P(R)} = \dfrac{0{,}0495}{0{,}4081} \approx 0{,}121

Partie B

Au cours d’un sondage, on interroge successivement, au hasard et de manière indépendante, 100100 personnes âgées d’au moins 1515 ans vivant en France et on leur demande si elles ont déjà publié sur ce réseau social. La population du pays est suffisamment grande pour qu’on assimile le choix des personnes sondées à des tirages successifs avec remise.

On note XX la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes ayant déjà publié sur ce réseau social parmi ces 100100 personnes interrogées.

Dans cette partie, on admet que la probabilité qu’une personne âgée d’au moins 1515 ans vivant en France ait déjà publié sur ce réseau social est 0,410{,}41.

1. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.

2. Calculer la probabilité qu’au moins la moitié des 100100 personnes interrogées ait déjà publié sur ce réseau social.

3. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire XX et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.

Corrigé de la partie B

1. XX suit la loi binomiale de paramètres n=100n = 100 et p=0,41p = 0{,}41 : X∼B(100 ; 0,41)X \sim \mathcal{B}(100 \,;\, 0{,}41).

2. « Au moins la moitié » signifie X≥50X \geq 50. À la calculatrice, P(X≤49)≈0,957P(X \leq 49) \approx 0{,}957, donc :

P(X≥50)=1−P(X≤49)≈0,043P(X \geq 50) = 1 - P(X \leq 49) \approx 0{,}043

3. E(X)=np=100×0,41=41E(X) = np = 100 \times 0{,}41 = 41. Si l’on répète ce sondage un grand nombre de fois, on compte en moyenne 4141 personnes ayant déjà publié sur ce réseau social parmi les 100100 interrogées.

Partie C

On effectue le sondage décrit dans la partie B dans 150150 villes françaises en respectant les mêmes conditions.

On note X1,X2,…,X150X_1, X_2, \ldots, X_{150} les variables aléatoires donnant le nombre de personnes ayant déjà publié sur ce réseau social parmi les 100100 personnes interrogées dans chacune des 150150 villes.

On considère YY la variable aléatoire définie par

Y=X1+X2+⋯+X150150.Y = \dfrac{X_1 + X_2 + \cdots + X_{150}}{150}.

Démontrer que la probabilité que la variable aléatoire YY soit strictement comprise entre 3737 et 4545 est strictement supérieure à 98 %98\,\%.

Corrigé de la partie C

Chaque XiX_i suit la loi B(100 ; 0,41)\mathcal{B}(100 \,;\, 0{,}41), avec :

E(Xi)=41V(Xi)=100×0,41×0,59=24,19E(X_i) = 41 \qquad V(X_i) = 100 \times 0{,}41 \times 0{,}59 = 24{,}19

YY est la moyenne de 150150 variables aléatoires indépendantes (les sondages sont menés de façon indépendante) de même loi. Par linéarité de l’espérance, E(Y)=41E(Y) = 41 ; par indépendance :

V(Y)=V(X1)150=24,19150V(Y) = \dfrac{V(X_1)}{150} = \dfrac{24{,}19}{150}

« 37<Y<4537 < Y < 45 » équivaut à « ∣Y−41∣<4|Y - 41| < 4 ». D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev (ou l’inégalité de concentration) avec δ=4\delta = 4 :

P(∣Y−41∣≥4)≤V(Y)42=24,19150×16=24,192 400≈0,01008P(|Y - 41| \geq 4) \leq \dfrac{V(Y)}{4^2} = \dfrac{24{,}19}{150 \times 16} = \dfrac{24{,}19}{2\,400} \approx 0{,}01008

En passant à l’événement contraire :

P(37<Y<45)=1−P(∣Y−41∣≥4)≥1−24,192 400≈0,98992P(37 < Y < 45) = 1 - P(|Y - 41| \geq 4) \geq 1 - \dfrac{24{,}19}{2\,400} \approx 0{,}98992

Comme 1−24,192 400>0,981 - \dfrac{24{,}19}{2\,400} > 0{,}98 (car 24,192 400<482 400=0,02\dfrac{24{,}19}{2\,400} < \dfrac{48}{2\,400} = 0{,}02), la probabilité que YY soit strictement comprise entre 3737 et 4545 est strictement supérieure à 98 %98\,\%.

Exercice 3 : suite définie avec un logarithme (6 points)

Partie A

On note ff la fonction définie sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} par f(x)=ln⁡(3x2+2x)f(x) = \ln(3x^2 + 2x). On admet que la fonction ff est dérivable sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} et on note f′f' sa fonction dérivée.

1. Démontrer que la fonction ff est strictement croissante sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

2. On note gg la fonction définie sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} par g(x)=f(x)−xg(x) = f(x) - x. On admet que la fonction gg est strictement décroissante sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} et que lim⁡x→+∞g(x)=−∞\displaystyle\lim_{x \to +\infty} g(x) = -\infty.

a. Démontrer que l’équation g(x)=0g(x) = 0 admet une unique solution α\alpha sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

b. Donner la valeur de α\alpha arrondie au centième.

c. En déduire le tableau de signes de la fonction gg sur l’intervalle [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

Corrigé de la partie A

1. f=ln⁡(u)f = \ln(u) avec u(x)=3x2+2xu(x) = 3x^2 + 2x, strictement positive sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}. Donc f′=u′uf' = \dfrac{u'}{u} :

f′(x)=6x+23x2+2xf'(x) = \dfrac{6x + 2}{3x^2 + 2x}

Pour x≥2x \geq 2, 6x+2>06x + 2 > 0 et 3x2+2x>03x^2 + 2x > 0, donc f′(x)>0f'(x) > 0 : ff est strictement croissante sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

2. a. gg est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}. De plus g(2)=ln⁡(16)−2≈0,77>0g(2) = \ln(16) - 2 \approx 0{,}77 > 0 et lim⁡x→+∞g(x)=−∞\displaystyle\lim_{x \to +\infty} g(x) = -\infty. Comme 00 est compris entre −∞-\infty et g(2)g(2), d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation g(x)=0g(x) = 0 admet une unique solution α\alpha sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

b. À la calculatrice : g(4,04)≈0,0038>0g(4{,}04) \approx 0{,}0038 > 0 et g(4,05)≈−0,0016<0g(4{,}05) \approx -0{,}0016 < 0, donc 4,04<α<4,054{,}04 < \alpha < 4{,}05. Plus finement, g(4,045)≈0,0011>0g(4{,}045) \approx 0{,}0011 > 0, donc 4,045<α<4,054{,}045 < \alpha < 4{,}05 et α≈4,05\alpha \approx 4{,}05.

c. gg est strictement décroissante et s’annule en α\alpha :

x2α+∞g(x)+0−\begin{array}{c|ccccc} x & 2 & & \alpha & & +\infty \\ \hline g(x) & & + & 0 & - & \end{array}

Partie B

Dans cette partie, les réponses pourront s’appuyer sur les résultats de la partie A.

On définit une suite (an)(a_n) par son premier terme a0>0a_0 > 0 et pour tout entier naturel nn,

an+1=ln⁡(3an2+2an)a_{n+1} = \ln(3a_n^2 + 2a_n)

On étudie le cas où 2≤a0≤α2 \leq a_0 \leq \alpha, où α\alpha est l’unique solution de l’équation g(x)=0g(x) = 0.

1. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, on a 2≤an≤α2 \leq a_n \leq \alpha.

2. Démontrer que la suite (an)(a_n) est croissante.

3. Démontrer que la suite (an)(a_n) converge.

4. Démontrer que la limite de la suite (an)(a_n) est α\alpha.

Corrigé de la partie B

Pour tout nn, an+1=f(an)a_{n+1} = f(a_n) dès que an≥2a_n \geq 2. Remarque utile : g(α)=0g(\alpha) = 0 signifie f(α)=αf(\alpha) = \alpha.

1. On raisonne par récurrence sur nn. Soit P(n)\mathcal{P}(n) : « 2≤an≤α2 \leq a_n \leq \alpha ».

  • Initialisation : 2≤a0≤α2 \leq a_0 \leq \alpha par hypothèse, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.
  • Hérédité : supposons 2≤an≤α2 \leq a_n \leq \alpha pour un entier nn. La fonction ff est croissante sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[}, donc f(2)≤f(an)≤f(α)f(2) \leq f(a_n) \leq f(\alpha), c’est-à-dire ln⁡(16)≤an+1≤α\ln(16) \leq a_{n+1} \leq \alpha. Or ln⁡(16)≈2,77≥2\ln(16) \approx 2{,}77 \geq 2, donc 2≤an+1≤α2 \leq a_{n+1} \leq \alpha : P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.
  • Conclusion : pour tout entier naturel nn, 2≤an≤α2 \leq a_n \leq \alpha.

2. Pour tout nn, an+1−an=f(an)−an=g(an)a_{n+1} - a_n = f(a_n) - a_n = g(a_n). Comme an∈[2 ; α]a_n \in [2 \,;\, \alpha], le tableau de signes de la partie A donne g(an)≥0g(a_n) \geq 0. Donc an+1≥ana_{n+1} \geq a_n : la suite (an)(a_n) est croissante.

3. La suite (an)(a_n) est croissante et majorée par α\alpha : d’après le théorème de convergence monotone, elle converge.

4. Notons ℓ\ell sa limite. Comme 2≤an≤α2 \leq a_n \leq \alpha pour tout nn, on a 2≤ℓ≤α2 \leq \ell \leq \alpha par passage à la limite dans les inégalités. La fonction ff est continue sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} ; en passant à la limite dans an+1=f(an)a_{n+1} = f(a_n), on obtient ℓ=f(ℓ)\ell = f(\ell), soit g(ℓ)=0g(\ell) = 0. Or α\alpha est l’unique solution de cette équation sur [2 ; +∞[[2 \,;\, +\infty\mathclose{[} : ℓ=α\ell = \alpha.

Partie C

Dans cette partie, on prend a0=2a_0 = 2. La suite (an)(a_n) est ainsi définie par a0=2a_0 = 2 et pour tout entier naturel nn, an+1=ln⁡(3an2+2an)a_{n+1} = \ln(3a_n^2 + 2a_n).

On note (bn)(b_n) la suite définie par b0=10b_0 = 10 et pour tout entier naturel nn, bn+1=ln⁡(3bn2+2bn)b_{n+1} = \ln(3b_n^2 + 2b_n). On admet que la suite (bn)(b_n) est strictement décroissante et qu’elle converge vers α\alpha.

1. Justifier que, pour tout entier naturel nn, on a an≤bna_n \leq b_n.

2. On considère le script ci-dessous écrit en langage Python.

from math import *
def algo(p) :
    a = 2
    b = 10
    n = 0
    while b - a > 10**(-p) :
        a = log(3*a**2 + 2*a)
        b = log(3*b**2 + 2*b)
        n = n + 1
    return (n,a)

On rappelle qu’en langage Python :

  • la commande log(c) renvoie la valeur de ln⁡(c)\ln(c) ;
  • la commande a**2 renvoie la valeur de a2a^2.

a. Donner les valeurs renvoyées par l’instruction algo(2). On arrondira si besoin les valeurs au millième.

b. Interpréter les valeurs renvoyées dans le contexte de l’exercice.

Corrigé de la partie C

1. Avec a0=2a_0 = 2, on a bien 2≤a0≤α2 \leq a_0 \leq \alpha : d’après la partie B, an≤αa_n \leq \alpha pour tout nn.

La suite (bn)(b_n) est décroissante et converge vers α\alpha, donc tous ses termes sont supérieurs ou égaux à sa limite : bn≥αb_n \geq \alpha pour tout nn.

Ainsi, pour tout entier naturel nn, an≤α≤bna_n \leq \alpha \leq b_n.

2. a. Le programme calcule les termes des deux suites tant que l’écart bn−anb_n - a_n dépasse 10−210^{-2}. À la calculatrice (valeurs arrondies au millième) :

n6789an4,0114,0304,0394,044bn4,0734,0594,0534,050bn−an0,0620,0290,0130,006\begin{array}{c|ccccc} n & 6 & 7 & 8 & 9 \\ \hline a_n & 4{,}011 & 4{,}030 & 4{,}039 & 4{,}044 \\ \hline b_n & 4{,}073 & 4{,}059 & 4{,}053 & 4{,}050 \\ \hline b_n - a_n & 0{,}062 & 0{,}029 & 0{,}013 & 0{,}006 \end{array}

L’écart passe sous 0,010{,}01 pour la première fois à n=9n = 9 : algo(2) renvoie (9 ; 4,044)(9 \,;\, 4{,}044).

b. 99 est le plus petit rang nn pour lequel bn−an≤10−2b_n - a_n \leq 10^{-2}. Comme a9≤α≤b9a_9 \leq \alpha \leq b_9, on a 0≤α−a9≤10−20 \leq \alpha - a_9 \leq 10^{-2} : a9≈4,044a_9 \approx 4{,}044 est une valeur approchée par défaut de α\alpha à 10−210^{-2} près.

Exercice 4 : équation différentielle et tangentes (6 points)

Partie A

Sur le graphique ci-dessous, on a tracé trois courbes C1C_1, C2C_2 et C3C_3.

Les courbes correspondent aux représentations graphiques de trois fonctions définies sur R\mathbb{R} : une fonction ff, sa dérivée f′f' et sa dérivée seconde f′′f''.

Trois courbes pour x entre −0,5 et 6 : C1 en pointillés décroît depuis le haut, s’annule en 1, passe sous l’axe puis s’annule en 2 et reste légèrement positive ; C2 en trait plein décroît fortement, coupe l’axe en 2, atteint un minimum vers 2,7 puis remonte vers 0 en 5 ; C3 en tirets monte depuis le bas du graphique (sous −0,5 vers x = 1), s’annule vers 1,4, atteint un maximum en 2 et redevient négative vers 3,6

Associer chacune des fonctions ff, f′f' et f′′f'' à sa courbe représentative. Aucune justification n’est attendue.

Corrigé de la partie A
  • C1C_1 représente ff ;
  • C3C_3 représente f′f' ;
  • C2C_2 représente f′′f''.

Pour s’en convaincre : C1C_1 décroît jusqu’à x≈1,4x \approx 1{,}4 puis croît jusqu’à x≈3,6x \approx 3{,}6, et C3C_3 est négative, puis positive, puis négative en changeant de signe à ces mêmes abscisses. De même, C3C_3 croît jusqu’à x=2x = 2 puis décroît jusqu’à x=5x = 5, et C2C_2 s’annule en changeant de signe en 22 et en 55.

Partie B

On considère l’équation différentielle (E)(E) définie par y′+y=(2x−3)e−xy' + y = (2x - 3)\mathrm{e}^{-x} où yy est une fonction de la variable réelle xx.

1. On considère la fonction gg définie sur R\mathbb{R} par g(x)=(x2−3x)e−xg(x) = (x^2 - 3x)\mathrm{e}^{-x}. Démontrer que la fonction gg est une solution particulière de l’équation différentielle (E)(E).

2. Déterminer l’ensemble des solutions de l’équation différentielle y′+y=0y' + y = 0.

3. En déduire l’ensemble des solutions de l’équation différentielle (E)(E).

4. Déterminer la solution ff de l’équation différentielle (E)(E) telle que f(0)=2f(0) = 2.

Corrigé de la partie B

1. gg est dérivable sur R\mathbb{R} et, avec la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)' = u'v + uv' :

g′(x)=(2x−3)e−x−(x2−3x)e−xg'(x) = (2x - 3)\mathrm{e}^{-x} - (x^2 - 3x)\mathrm{e}^{-x}

Donc g′(x)+g(x)=(2x−3)e−xg'(x) + g(x) = (2x - 3)\mathrm{e}^{-x} pour tout réel xx : gg est solution de (E)(E).

2. y′+y=0y' + y = 0 s’écrit y′=−yy' = -y. Ses solutions sont les fonctions x↦Ke−xx \mapsto K\mathrm{e}^{-x}, avec K∈RK \in \mathbb{R}.

3. Les solutions de (E)(E) s’obtiennent en ajoutant à la solution particulière gg les solutions de l’équation homogène y′+y=0y' + y = 0. Ce sont les fonctions :

x↦(x2−3x)e−x+Ke−x=(x2−3x+K)e−x,K∈Rx \mapsto (x^2 - 3x)\mathrm{e}^{-x} + K\mathrm{e}^{-x} = (x^2 - 3x + K)\mathrm{e}^{-x}, \quad K \in \mathbb{R}

4. f(0)=(0−0+K)e0=Kf(0) = (0 - 0 + K)\mathrm{e}^{0} = K, donc K=2K = 2 :

f(x)=(x2−3x+2)e−xf(x) = (x^2 - 3x + 2)\mathrm{e}^{-x}

C’est la fonction étudiée dans la partie C.

Partie C

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=e−x(x2−3x+2)f(x) = \mathrm{e}^{-x}(x^2 - 3x + 2) et on note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

1. Étudier le signe de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

2. a. Déterminer la limite de la fonction ff en −∞-\infty.

b. Déterminer la limite de la fonction ff en +∞+\infty.

3. On note II l’intégrale définie par :

I=∫01f(x) dxI = \int_0^1 f(x)\,\mathrm{d}x

a. À l’aide de deux intégrations par parties successives, démontrer que I=1−1eI = 1 - \dfrac{1}{\mathrm{e}}.

b. Interpréter graphiquement ce résultat.

Corrigé de la partie C

1. Pour tout réel xx, e−x>0\mathrm{e}^{-x} > 0 : f(x)f(x) a le signe de x2−3x+2x^2 - 3x + 2. Ce trinôme a pour racine évidente 11, et le produit des racines vaut 22 : x2−3x+2=(x−1)(x−2)x^2 - 3x + 2 = (x - 1)(x - 2). Il est du signe de son coefficient dominant (1>01 > 0) à l’extérieur des racines :

x−∞12+∞f(x)+0−0+\begin{array}{c|ccccccc} x & -\infty & & 1 & & 2 & & +\infty \\ \hline f(x) & & + & 0 & - & 0 & + & \end{array}

2. a. En −∞-\infty : −x→+∞-x \to +\infty, donc e−x→+∞\mathrm{e}^{-x} \to +\infty ; et x2−3x+2→+∞x^2 - 3x + 2 \to +\infty (il se comporte comme x2x^2). Par produit, lim⁡x→−∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x \to -\infty} f(x) = +\infty.

b. En +∞+\infty, on développe : f(x)=x2e−x−3xe−x+2e−xf(x) = x^2\mathrm{e}^{-x} - 3x\mathrm{e}^{-x} + 2\mathrm{e}^{-x}. Par croissance comparée, x2e−x=x2ex→0x^2\mathrm{e}^{-x} = \dfrac{x^2}{\mathrm{e}^{x}} \to 0 et xe−x→0x\mathrm{e}^{-x} \to 0 ; de plus e−x→0\mathrm{e}^{-x} \to 0. Donc lim⁡x→+∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = 0.

3. a. Première intégration par parties : u(x)=x2−3x+2u(x) = x^2 - 3x + 2, v′(x)=e−xv'(x) = \mathrm{e}^{-x}, d’où u′(x)=2x−3u'(x) = 2x - 3 et v(x)=−e−xv(x) = -\mathrm{e}^{-x}, fonctions dérivables à dérivées continues sur [0 ; 1][0 \,;\, 1].

I=[−(x2−3x+2)e−x]01+∫01(2x−3)e−x dx=(0+2)+J=2+JI = \Big[-(x^2 - 3x + 2)\mathrm{e}^{-x}\Big]_0^1 + \int_0^1 (2x - 3)\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = (0 + 2) + J = 2 + J

avec J=∫01(2x−3)e−x dxJ = \displaystyle\int_0^1 (2x - 3)\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x.

Seconde intégration par parties : u(x)=2x−3u(x) = 2x - 3, v′(x)=e−xv'(x) = \mathrm{e}^{-x}, d’où u′(x)=2u'(x) = 2 et v(x)=−e−xv(x) = -\mathrm{e}^{-x}.

J=[−(2x−3)e−x]01+∫012e−x dx=(e−1−3)+[−2e−x]01J = \Big[-(2x - 3)\mathrm{e}^{-x}\Big]_0^1 + \int_0^1 2\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = \left(\mathrm{e}^{-1} - 3\right) + \Big[-2\mathrm{e}^{-x}\Big]_0^1J=e−1−3−2e−1+2=−1−e−1J = \mathrm{e}^{-1} - 3 - 2\mathrm{e}^{-1} + 2 = -1 - \mathrm{e}^{-1}

Donc I=2−1−e−1=1−1eI = 2 - 1 - \mathrm{e}^{-1} = 1 - \dfrac{1}{\mathrm{e}}.

b. D’après la question 1, f≥0f \geq 0 sur [0 ; 1][0 \,;\, 1]. II est donc l’aire, en unités d’aire, du domaine compris entre la courbe Cf\mathcal{C}_f, l’axe des abscisses et les droites d’équations x=0x = 0 et x=1x = 1 : environ 0,6320{,}632 unité d’aire.

Partie D

On considère un réel aa. On note (Ta)(T_a) la tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_f au point d’abscisse aa.

1. Démontrer que le point d’intersection de la tangente (Ta)(T_a) et de l’axe des ordonnées a pour ordonnée (a3−4a2+2a+2)e−a(a^3 - 4a^2 + 2a + 2)\mathrm{e}^{-a}.

2. Déterminer le nombre de tangentes à la courbe Cf\mathcal{C}_f passant par l’origine du repère. Le candidat explicitera les étapes de la démarche utilisée.

Corrigé de la partie D

1. On dérive f(x)=e−x(x2−3x+2)f(x) = \mathrm{e}^{-x}(x^2 - 3x + 2) :

f′(x)=−e−x(x2−3x+2)+e−x(2x−3)=e−x(−x2+5x−5)f'(x) = -\mathrm{e}^{-x}(x^2 - 3x + 2) + \mathrm{e}^{-x}(2x - 3) = \mathrm{e}^{-x}(-x^2 + 5x - 5)

La tangente (Ta)(T_a) a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a)y = f'(a)(x - a) + f(a). Elle coupe l’axe des ordonnées au point d’abscisse 00, d’ordonnée :

f(a)−af′(a)=e−a[(a2−3a+2)−a(−a2+5a−5)]=e−a(a3−5a2+5a+a2−3a+2)f(a) - a f'(a) = \mathrm{e}^{-a}\left[(a^2 - 3a + 2) - a(-a^2 + 5a - 5)\right] = \mathrm{e}^{-a}\left(a^3 - 5a^2 + 5a + a^2 - 3a + 2\right)

soit (a3−4a2+2a+2)e−a(a^3 - 4a^2 + 2a + 2)\mathrm{e}^{-a}.

2. Étape 1 : traduire le problème. (Ta)(T_a) passe par l’origine si et seulement si elle coupe l’axe des ordonnées en 00, c’est-à-dire (a3−4a2+2a+2)e−a=0(a^3 - 4a^2 + 2a + 2)\mathrm{e}^{-a} = 0. Comme e−a>0\mathrm{e}^{-a} > 0, cela équivaut à h(a)=0h(a) = 0, avec h(a)=a3−4a2+2a+2h(a) = a^3 - 4a^2 + 2a + 2.

Étape 2 : étudier hh. h′(a)=3a2−8a+2h'(a) = 3a^2 - 8a + 2, de discriminant 64−24=4064 - 24 = 40. Ses racines sont β1=4−103≈0,28\beta_1 = \dfrac{4 - \sqrt{10}}{3} \approx 0{,}28 et β2=4+103≈2,39\beta_2 = \dfrac{4 + \sqrt{10}}{3} \approx 2{,}39. hh est croissante sur ]−∞ ; β1]\mathopen{]}-\infty \,;\, \beta_1], décroissante sur [β1 ; β2][\beta_1 \,;\, \beta_2], croissante sur [β2 ; +∞[[\beta_2 \,;\, +\infty\mathclose{[}. Ses limites sont −∞-\infty en −∞-\infty et +∞+\infty en +∞+\infty (comportement de a3a^3). À la calculatrice, h(β1)≈2,27>0h(\beta_1) \approx 2{,}27 > 0 et h(β2)≈−2,42<0h(\beta_2) \approx -2{,}42 < 0.

a−∞β1β2+∞h−∞↗h(β1)>0↘h(β2)<0↗+∞\begin{array}{c|ccccccc} a & -\infty & & \beta_1 & & \beta_2 & & +\infty \\ \hline h & -\infty & \nearrow & h(\beta_1) > 0 & \searrow & h(\beta_2) < 0 & \nearrow & +\infty \end{array}

Étape 3 : compter les solutions. hh est continue et strictement monotone sur chacun des trois intervalles, et change de signe sur chacun d’eux. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation h(a)=0h(a) = 0 a exactement une solution sur chaque intervalle, donc exactement trois solutions réelles : a1≈−0,48a_1 \approx -0{,}48, a2≈1,31a_2 \approx 1{,}31 et a3≈3,17a_3 \approx 3{,}17 (on peut aussi vérifier h(−1)=−5h(-1) = -5, h(0)=2h(0) = 2, h(2)=−2h(2) = -2, h(4)=10h(4) = 10).

Étape 4 : conclure. Ces trois points de contact donnent trois tangentes distinctes : leurs coefficients directeurs f′(a1)≈−12,4f'(a_1) \approx -12{,}4, f′(a2)≈−0,044f'(a_2) \approx -0{,}044 et f′(a3)≈0,034f'(a_3) \approx 0{,}034 sont différents. Il y a donc trois tangentes à Cf\mathcal{C}_f passant par l’origine du repère.

Sujet officiel

26-MATJ2G11 · session 2026

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