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Bac spécialité · session 2026 · Jour 2, Amérique du Nord

Bac 2026, spécialité maths, jour 2 (Amérique du Nord) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths 2026, jour 2, Amérique du Nord : probabilités et concentration, suite récurrente, géométrie dans l’espace, étude de x(ln x)².

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
PDF

Cherche chaque question avant d’ouvrir son corrigé. L’énoncé est le sujet officiel ressaisi ; les corrigés sont rédigés par Bac-Maths.

Format : 4 heures, quatre exercices, calculatrice en mode examen autorisée. La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements comptent dans la note.

Exercice 1 : tomates (4 points)

Un supermarché dispose d’un stock de tomates provenant de deux fournisseurs A et B. Il a été constaté que 91 %91\,\% du stock de tomates est commercialisable, que 60 %60\,\% du stock provient du fournisseur A et que, parmi les tomates provenant du fournisseur A, la proportion de tomates commercialisables est de 95 %95\,\%.

On choisit au hasard une tomate dans le stock. On désigne par AA l’événement « la tomate provient du fournisseur A », par BB l’événement « la tomate provient du fournisseur B » et par CC l’événement « la tomate est commercialisable ». Pour un événement quelconque EE, on note P(E)P(E) la probabilité de EE.

Partie A

1. Recopier l’arbre ci-dessous en complétant les pointillés.

Arbre : branches A et B depuis la racine, puis C et C barre ; pointillés sur les branches vers A et B et sur les deux branches issues de A

2. a. Déterminer la probabilité que la tomate choisie soit commercialisable et provienne du fournisseur AA.

b. Démontrer que PB(C)=0,85P_B(C) = 0{,}85.

c. La tomate choisie est non commercialisable. Le responsable des achats estime qu’il y a deux fois moins de chance qu’elle provienne du fournisseur AA que du fournisseur BB. A-t-il raison ?

Corrigé de la partie A

1. P(A)=0,6P(A) = 0{,}6 et P(B)=0,4P(B) = 0{,}4 ; PA(C)=0,95P_A(C) = 0{,}95 et PA(C‾)=0,05P_A(\overline{C}) = 0{,}05.

2. a. P(A∩C)=0,6×0,95=0,57P(A \cap C) = 0{,}6 \times 0{,}95 = 0{,}57.

b. D’après la formule des probabilités totales, P(C)=P(A∩C)+P(B∩C)P(C) = P(A \cap C) + P(B \cap C), donc :

P(B∩C)=0,91−0,57=0,34PB(C)=P(B∩C)P(B)=0,340,4=0,85P(B \cap C) = 0{,}91 - 0{,}57 = 0{,}34 \qquad P_B(C) = \dfrac{P(B \cap C)}{P(B)} = \dfrac{0{,}34}{0{,}4} = 0{,}85

c. P(C‾)=0,09P(\overline{C}) = 0{,}09, P(A∩C‾)=0,6×0,05=0,03P(A \cap \overline{C}) = 0{,}6 \times 0{,}05 = 0{,}03 et P(B∩C‾)=0,4×0,15=0,06P(B \cap \overline{C}) = 0{,}4 \times 0{,}15 = 0{,}06.

PC‾(A)=0,030,09=13PC‾(B)=0,060,09=23P_{\overline{C}}(A) = \dfrac{0{,}03}{0{,}09} = \dfrac{1}{3} \qquad P_{\overline{C}}(B) = \dfrac{0{,}06}{0{,}09} = \dfrac{2}{3}

PC‾(A)=12PC‾(B)P_{\overline{C}}(A) = \dfrac{1}{2}P_{\overline{C}}(B) : le responsable a raison.

Partie B

On rappelle que 9 %9\,\% des tomates du stock ne sont pas commercialisables.

1. On prend 1515 tomates dans le stock au hasard et de manière indépendante. On considère que le stock est suffisamment important pour qu’on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage aléatoire avec remise. On note XX la variable aléatoire égale au nombre de tomates non commercialisables dans cet échantillon de 1515 tomates.

a. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. En préciser les paramètres.

b. Déterminer la probabilité qu’exactement deux tomates soient non commercialisables. On donnera la valeur arrondie au millième.

c. Déterminer la probabilité qu’au plus deux tomates soient non commercialisables. On donnera la valeur arrondie au millième.

2. On constitue désormais un échantillon de nn tomates, toujours dans les mêmes conditions, où nn désigne un entier naturel non nul. On note XnX_n la variable aléatoire égale au nombre de tomates non commercialisables et FnF_n la variable aléatoire égale à la fréquence de tomates non commercialisables dans cet échantillon de nn tomates. On a donc Fn=XnnF_n = \dfrac{X_n}{n}. On admet que la variable aléatoire XnX_n suit la loi binomiale de paramètres nn et 0,090{,}09.

a. Calculer l’espérance E(Fn)E(F_n) et exprimer la variance V(Fn)V(F_n) en fonction de nn.

b. Démontrer que P(0,04<Fn<0,14)≥1−32,76nP(0{,}04 < F_n < 0{,}14) \geq 1 - \dfrac{32{,}76}{n}.

c. Le responsable des achats prélève dans le stock un échantillon de 500500 tomates. Il s’aperçoit que 5555 tomates ne sont pas commercialisables. Est-ce conforme à ce qu’il pouvait attendre ? Justifier la réponse.

Corrigé de la partie B

1. a. XX suit la loi binomiale B(15 ; 0,09)\mathcal{B}(15 \,;\, 0{,}09).

b. P(X=2)=(152)×0,092×0,9113≈0,250P(X = 2) = \dbinom{15}{2} \times 0{,}09^2 \times 0{,}91^{13} \approx 0{,}250.

c. À la calculatrice, P(X≤2)≈0,853P(X \leq 2) \approx 0{,}853.

2. a. E(Xn)=0,09nE(X_n) = 0{,}09n et V(Xn)=n×0,09×0,91=0,0819nV(X_n) = n \times 0{,}09 \times 0{,}91 = 0{,}0819n. Donc :

E(Fn)=E(Xn)n=0,09V(Fn)=V(Xn)n2=0,0819nE(F_n) = \dfrac{E(X_n)}{n} = 0{,}09 \qquad V(F_n) = \dfrac{V(X_n)}{n^2} = \dfrac{0{,}0819}{n}

b. 0,04<Fn<0,14  ⟺  ∣Fn−0,09∣<0,050{,}04 < F_n < 0{,}14 \iff |F_n - 0{,}09| < 0{,}05. D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à FnF_n :

P(∣Fn−0,09∣≥0,05)≤V(Fn)0,052=0,08190,0025 n=32,76nP(|F_n - 0{,}09| \geq 0{,}05) \leq \dfrac{V(F_n)}{0{,}05^2} = \dfrac{0{,}0819}{0{,}0025\,n} = \dfrac{32{,}76}{n}

En passant à l’événement contraire : P(0,04<Fn<0,14)≥1−32,76nP(0{,}04 < F_n < 0{,}14) \geq 1 - \dfrac{32{,}76}{n}.

c. Pour n=500n = 500 : P(0,04<F500<0,14)≥1−32,76500≈0,934P(0{,}04 < F_{500} < 0{,}14) \geq 1 - \dfrac{32{,}76}{500} \approx 0{,}934. La fréquence observée est 55500=0,11\dfrac{55}{500} = 0{,}11, qui est bien dans ]0,04 ; 0,14[\mathopen{]}0{,}04 \,;\, 0{,}14\mathclose{[} : le résultat est conforme à ce qu’il pouvait attendre (cet intervalle a une probabilité d’au moins 93 %93\,\%).

Exercice 2 : suite récurrente (6 points)

Partie A : étude du sens de variation d’une fonction

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=2x1+x2f(x) = \dfrac{2x}{\sqrt{1 + x^2}}.

1. Résoudre l’équation f(x)=xf(x) = x.

2. a. On admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}. Vérifier que, pour tout réel xx, on a f′(x)=2(1+x2)1+x2f'(x) = \dfrac{2}{(1 + x^2)\sqrt{1 + x^2}}.

b. En déduire le sens de variation de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

Corrigé de la partie A

1.

f(x)=x  ⟺  x(21+x2−1)=0  ⟺  x=0  ou  1+x2=2  ⟺  x=0  ou  x2=3f(x) = x \iff x\left(\dfrac{2}{\sqrt{1 + x^2}} - 1\right) = 0 \iff x = 0 \;\text{ou}\; \sqrt{1 + x^2} = 2 \iff x = 0 \;\text{ou}\; x^2 = 3

S={−3 ; 0 ; 3}S = \left\{-\sqrt{3} \,;\, 0 \,;\, \sqrt{3}\right\}.

2. a. Avec u=2xu = 2x et v=1+x2v = \sqrt{1 + x^2}, v′=2x21+x2=x1+x2v' = \dfrac{2x}{2\sqrt{1 + x^2}} = \dfrac{x}{\sqrt{1 + x^2}} :

f′(x)=21+x2−2x×x1+x21+x2=2(1+x2)−2x2(1+x2)1+x2=2(1+x2)1+x2f'(x) = \dfrac{2\sqrt{1 + x^2} - 2x \times \frac{x}{\sqrt{1 + x^2}}}{1 + x^2} = \dfrac{2(1 + x^2) - 2x^2}{(1 + x^2)\sqrt{1 + x^2}} = \dfrac{2}{(1 + x^2)\sqrt{1 + x^2}}

b. f′(x)>0f'(x) > 0 pour tout réel xx : ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Partie B : étude de la convergence d’une suite récurrente

La suite (un)(u_n) est définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout entier naturel nn, un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n).

1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, on a 1≤un≤un+1<31 \leq u_n \leq u_{n+1} < \sqrt{3}.

2. En déduire que la suite (un)(u_n) converge et déterminer sa limite.

3. Le but de cette question est de retrouver par une autre méthode les résultats de la question 2 de la partie B. Pour tout entier naturel nn, on pose vn=un23−un2v_n = \dfrac{u_n^2}{3 - u_n^2}. On admet que la suite (vn)(v_n) est bien définie.

a. Démontrer que la suite (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison 44 dont on précisera le premier terme.

b. En déduire une expression de vnv_n en fonction de nn puis que un=1,5×4n1+0,5×4nu_n = \sqrt{\dfrac{1{,}5 \times 4^n}{1 + 0{,}5 \times 4^n}} pour tout entier naturel nn.

c. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).

Corrigé de la partie B

1. Pour n∈Nn \in \mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 1≤un≤un+1<31 \leq u_n \leq u_{n+1} < \sqrt{3} ».
Initialisation : u0=1u_0 = 1 et u1=f(1)=22=2u_1 = f(1) = \dfrac{2}{\sqrt{2}} = \sqrt{2}, donc 1≤1≤2<31 \leq 1 \leq \sqrt{2} < \sqrt{3} : P(0)P(0) est vraie.
Hérédité : supposons 1≤un≤un+1<31 \leq u_n \leq u_{n+1} < \sqrt{3} pour un entier nn. ff est strictement croissante, donc f(1)≤f(un)≤f(un+1)<f(3)f(1) \leq f(u_n) \leq f(u_{n+1}) < f(\sqrt{3}), soit 2≤un+1≤un+2<3\sqrt{2} \leq u_{n+1} \leq u_{n+2} < \sqrt{3} car f(3)=232=3f(\sqrt{3}) = \dfrac{2\sqrt{3}}{2} = \sqrt{3}. Comme 2≥1\sqrt{2} \geq 1, P(n+1)P(n + 1) est vraie.
Conclusion : P(n)P(n) est vraie pour tout entier naturel nn.

2. (un)(u_n) est croissante et majorée par 3\sqrt{3} : elle converge vers une limite ℓ\ell, avec 1≤ℓ≤31 \leq \ell \leq \sqrt{3}. Comme ff est continue, ℓ=f(ℓ)\ell = f(\ell), donc ℓ∈{−3 ; 0 ; 3}\ell \in \left\{-\sqrt{3} \,;\, 0 \,;\, \sqrt{3}\right\} d’après la partie A. Seule 3\sqrt{3} convient : lim⁡n→+∞un=3\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = \sqrt{3}.

3. a. un+12=4un21+un2u_{n+1}^2 = \dfrac{4u_n^2}{1 + u_n^2}, donc 3−un+12=3+3un2−4un21+un2=3−un21+un23 - u_{n+1}^2 = \dfrac{3 + 3u_n^2 - 4u_n^2}{1 + u_n^2} = \dfrac{3 - u_n^2}{1 + u_n^2}. Ainsi :

vn+1=un+123−un+12=4un23−un2=4vnv_{n+1} = \dfrac{u_{n+1}^2}{3 - u_{n+1}^2} = \dfrac{4u_n^2}{3 - u_n^2} = 4v_n

(vn)(v_n) est géométrique de raison 44, de premier terme v0=13−1=12v_0 = \dfrac{1}{3 - 1} = \dfrac{1}{2}.

b. vn=0,5×4nv_n = 0{,}5 \times 4^n. De vn=un23−un2v_n = \dfrac{u_n^2}{3 - u_n^2}, on tire vn(3−un2)=un2v_n(3 - u_n^2) = u_n^2, donc un2=3vn1+vn=1,5×4n1+0,5×4nu_n^2 = \dfrac{3v_n}{1 + v_n} = \dfrac{1{,}5 \times 4^n}{1 + 0{,}5 \times 4^n}. Comme un≥1>0u_n \geq 1 > 0, on obtient la formule annoncée.

c. En divisant par 4n4^n : un2=1,54−n+0,5u_n^2 = \dfrac{1{,}5}{4^{-n} + 0{,}5}. Comme 4−n→04^{-n} \to 0, un2→1,50,5=3u_n^2 \to \dfrac{1{,}5}{0{,}5} = 3, et par continuité de la racine carrée, un→3u_n \to \sqrt{3}.

Partie C : étude de la convergence de la somme de termes

Pour tout entier naturel nn non nul, on pose Sn=u02+u12+⋯+un−12S_n = u_0^2 + u_1^2 + \cdots + u_{n-1}^2.

1. Recopier et compléter le script Python ci-dessous afin que celui-ci permette de lister les pp premiers termes de la suite (Sn)(S_n). On rappelle qu’en langage Python, la commande L=[] crée une liste vide et la commande L.append(S) ajoute, à la fin de la liste L, l’élément supplémentaire S.

from math import*

def termes(p) :
    u=…
    S=0
    L=[]
    for i in range(p) :
        S=…
        u=…
        L.append(S)
    return L

2. On rappelle que, pour tout entier naturel kk, on a 1≤uk≤31 \leq u_k \leq \sqrt{3}. Démontrer que, pour tout entier naturel nn non nul, on a n≤Sn≤3nn \leq S_n \leq 3n.

3. En déduire les limites respectives de SnS_n et de Snn2\dfrac{S_n}{n^2} lorsque nn tend vers +∞+\infty.

Corrigé de la partie C

1. On ajoute u2u^2 à la somme avant de passer au terme suivant :

    u=1
    ...
        S=S+u**2
        u=2*u/sqrt(1+u**2)

2. Pour tout kk, 1≤uk≤31 \leq u_k \leq \sqrt{3} donne 1≤uk2≤31 \leq u_k^2 \leq 3 (la fonction carré est croissante sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}). En additionnant ces nn encadrements, pour kk de 00 à n−1n - 1 : n≤Sn≤3nn \leq S_n \leq 3n.

3. Sn≥nS_n \geq n et n→+∞n \to +\infty : par comparaison, Sn→+∞S_n \to +\infty. En divisant par n2n^2 : 1n≤Snn2≤3n\dfrac{1}{n} \leq \dfrac{S_n}{n^2} \leq \dfrac{3}{n}, et les deux bornes tendent vers 00 : d’après le théorème des gendarmes, Snn2→0\dfrac{S_n}{n^2} \to 0.

Exercice 3 : géométrie dans l’espace (5 points)

L’espace est muni d’un repère orthonormé (O ; ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O \,;\, \vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}\right). On considère les points A(4 ; 2 ; 2)A(4 \,;\, 2 \,;\, 2), B(5 ; −2 ; 3)B(5 \,;\, -2 \,;\, 3) et C(1 ; 1 ; 1)C(1 \,;\, 1 \,;\, 1), la droite Δ\Delta dont une représentation paramétrique est donnée par

{x=1+2ty=1+tz=1+2tavec t∈R\left\{\begin{array}{l} x = 1 + 2t \\ y = 1 + t \\ z = 1 + 2t \end{array}\right. \quad \text{avec } t \in \mathbb{R}

et le plan P\mathcal{P} passant par le point AA et perpendiculaire à la droite Δ\Delta.

1. Vérifier que la droite Δ\Delta passe par le point C(1 ; 1 ; 1)C(1 \,;\, 1 \,;\, 1) mais pas par le point AA.

2. a. Démontrer qu’une équation cartésienne du plan P\mathcal{P} est 2x+y+2z−14=02x + y + 2z - 14 = 0.

b. Vérifier que le plan P\mathcal{P} passe par le point BB mais pas par le point CC.

3. On considère le point D(3 ; 2 ; 3)D(3 \,;\, 2 \,;\, 3).

a. Démontrer que le point DD est le projeté orthogonal du point CC sur le plan P\mathcal{P}.

b. Justifier que les points AA, BB, CC et DD ne sont pas coplanaires.

c. Calculer le produit scalaire AB→⋅AD→\overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AD}.

d. Calculer le volume du tétraèdre ABCDABCD. On rappelle que le volume d’un tétraèdre est donné par V=13×B×hV = \dfrac{1}{3} \times B \times h où BB est l’aire d’une base du tétraèdre et hh la hauteur relative à cette base.

4. On appelle HH le projeté orthogonal du point AA sur la droite (BC)(BC).

a. Vérifier que les coordonnées du point HH sont (7329 ; −429 ; 5129)\left(\dfrac{73}{29} \,;\, \dfrac{-4}{29} \,;\, \dfrac{51}{29}\right).

b. Démontrer que l’aire du triangle ABCABC est 3222\dfrac{3\sqrt{22}}{2}.

c. En déduire la distance du point DD au plan (ABC)(ABC).

Corrigé de l’exercice 3

1. Pour t=0t = 0, on obtient le point (1 ; 1 ; 1)(1 \,;\, 1 \,;\, 1), c’est-à-dire CC. Pour AA : 1+2t=41 + 2t = 4 donne t=32t = \dfrac{3}{2}, mais alors y=1+32=52≠2y = 1 + \dfrac{3}{2} = \dfrac{5}{2} \neq 2 : A∉ΔA \notin \Delta.

2. a. Δ\Delta est dirigée par u⃗ (2 ; 1 ; 2)\vec{u}\,(2 \,;\, 1 \,;\, 2), qui est donc normal à P\mathcal{P}. Une équation de P\mathcal{P} est 2x+y+2z+d=02x + y + 2z + d = 0, et A∈PA \in \mathcal{P} donne 8+2+4+d=08 + 2 + 4 + d = 0, soit d=−14d = -14.

b. BB : 10−2+6−14=010 - 2 + 6 - 14 = 0, donc B∈PB \in \mathcal{P}. CC : 2+1+2−14=−9≠02 + 1 + 2 - 14 = -9 \neq 0, donc C∉PC \notin \mathcal{P}.

3. a. DD : 6+2+6−14=06 + 2 + 6 - 14 = 0, donc D∈PD \in \mathcal{P}. De plus CD→ (2 ; 1 ; 2)=u⃗\overrightarrow{CD}\,(2 \,;\, 1 \,;\, 2) = \vec{u} est normal à P\mathcal{P}. DD est donc le projeté orthogonal de CC sur P\mathcal{P}.

b. AB→ (1 ; −4 ; 1)\overrightarrow{AB}\,(1 \,;\, -4 \,;\, 1) et AD→ (−1 ; 0 ; 1)\overrightarrow{AD}\,(-1 \,;\, 0 \,;\, 1) ne sont pas colinéaires, donc AA, BB, DD définissent un plan, qui est P\mathcal{P} (ces trois points y sont). Comme C∉PC \notin \mathcal{P}, les quatre points ne sont pas coplanaires.

c. AB→⋅AD→=−1+0+1=0\overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AD} = -1 + 0 + 1 = 0.

d. On prend pour base le triangle ABDABD, rectangle en AA d’après la question c : AB=18=32AB = \sqrt{18} = 3\sqrt{2} et AD=2AD = \sqrt{2}, donc son aire vaut 32×22=3\dfrac{3\sqrt{2} \times \sqrt{2}}{2} = 3. La hauteur relative à cette base est CD=4+1+4=3CD = \sqrt{4 + 1 + 4} = 3 (car DD est le projeté de CC sur le plan ABDABD).

V=13×3×3=3 uniteˊs de volumeV = \dfrac{1}{3} \times 3 \times 3 = 3 \text{ unités de volume}

4. a. BC→ (−4 ; 3 ; −2)\overrightarrow{BC}\,(-4 \,;\, 3 \,;\, -2). Un point de (BC)(BC) s’écrit M(5−4s ; −2+3s ; 3−2s)M(5 - 4s \,;\, -2 + 3s \,;\, 3 - 2s). La condition AM→⋅BC→=0\overrightarrow{AM} \cdot \overrightarrow{BC} = 0 s’écrit :

−4(1−4s)+3(−4+3s)−2(1−2s)=29s−18=0  ⟺  s=1829-4(1 - 4s) + 3(-4 + 3s) - 2(1 - 2s) = 29s - 18 = 0 \iff s = \dfrac{18}{29}

D’où H(5−7229 ; −2+5429 ; 3−3629)=H(7329 ; −429 ; 5129)H\left(5 - \dfrac{72}{29} \,;\, -2 + \dfrac{54}{29} \,;\, 3 - \dfrac{36}{29}\right) = H\left(\dfrac{73}{29} \,;\, \dfrac{-4}{29} \,;\, \dfrac{51}{29}\right).

b. BC=16+9+4=29BC = \sqrt{16 + 9 + 4} = \sqrt{29} et AH→(−4329 ; −6229 ; −729)\overrightarrow{AH}\left(\dfrac{-43}{29} \,;\, \dfrac{-62}{29} \,;\, \dfrac{-7}{29}\right), d’où :

AH2=1 849+3 844+49841=5 742841=19829AH^2 = \dfrac{1\,849 + 3\,844 + 49}{841} = \dfrac{5\,742}{841} = \dfrac{198}{29}AABC=BC×AH2=1229×19829=1982=3222\mathcal{A}_{ABC} = \dfrac{BC \times AH}{2} = \dfrac{1}{2}\sqrt{29 \times \dfrac{198}{29}} = \dfrac{\sqrt{198}}{2} = \dfrac{3\sqrt{22}}{2}

c. Avec la base ABCABC et la hauteur dd (distance de DD au plan (ABC)(ABC)), V=13×3222×d=3V = \dfrac{1}{3} \times \dfrac{3\sqrt{22}}{2} \times d = 3, donc :

d=622=32211≈1,28d = \dfrac{6}{\sqrt{22}} = \dfrac{3\sqrt{22}}{11} \approx 1{,}28

Exercice 4 : étude de x(ln x)² (5 points)

On considère la fonction ff définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} par f(x)=x(ln⁡x)2f(x) = x(\ln x)^2. On admet que la fonction ff est dérivable sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}. On note f′f' sa fonction dérivée.

1. Déterminer la limite de la fonction ff en +∞+\infty.

2. Pour tout réel x>0x > 0, on pose g(x)=xln⁡xg(x) = x\ln x.

a. Démontrer que pour tout réel x>0x > 0, on a f(x)=4(g(x))2f(x) = 4\left(g(\sqrt{x})\right)^2.

b. En déduire lim⁡x→0f(x)\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

3. Dans cette question, on étudie les variations de la fonction ff sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

a. Démontrer que sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, f′(x)=(ln⁡x)(2+ln⁡x)f'(x) = (\ln x)(2 + \ln x).

b. En déduire les variations de la fonction ff sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

c. Donner la valeur exacte du maximum de la fonction ff sur l’intervalle ]0 ; 1]\mathopen{]}0 \,;\, 1].

4. On considère l’équation f(x)=2f(x) = 2.

a. Justifier que, sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, cette équation admet une unique solution. On note α\alpha cette solution.

b. Donner un encadrement de α\alpha d’amplitude 0,10{,}1.

5. Soit aa un nombre réel appartenant à l’intervalle ]0 ; 1]\mathopen{]}0 \,;\, 1].

a. Donner une interprétation géométrique de ∫a1f(x) dx\displaystyle\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x.

b. À l’aide d’une intégration par parties, justifier que :

∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2−∫1axln⁡x dx\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x = -\dfrac{a^2}{2}(\ln a)^2 - \int_1^a x\ln x\,\mathrm{d}x

c. En utilisant à nouveau une intégration par parties, démontrer que :

∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2+a22ln⁡a+14−a24\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x = -\dfrac{a^2}{2}(\ln a)^2 + \dfrac{a^2}{2}\ln a + \dfrac{1}{4} - \dfrac{a^2}{4}

d. Déterminer la limite de ∫a1f(x) dx\displaystyle\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x quand aa tend vers 00.

Corrigé de l’exercice 4

1. En +∞+\infty, x→+∞x \to +\infty et (ln⁡x)2→+∞(\ln x)^2 \to +\infty : par produit, f(x)→+∞f(x) \to +\infty.

2. a. g(x)=xln⁡x=12xln⁡xg(\sqrt{x}) = \sqrt{x}\ln\sqrt{x} = \dfrac{1}{2}\sqrt{x}\ln x, donc 4(g(x))2=4×14x(ln⁡x)2=f(x)4\left(g(\sqrt{x})\right)^2 = 4 \times \dfrac{1}{4}x(\ln x)^2 = f(x).

b. Quand x→0x \to 0, X=x→0X = \sqrt{x} \to 0 et, par croissance comparée, g(X)=Xln⁡X→0g(X) = X\ln X \to 0. Donc f(x)=4g(X)2→0f(x) = 4g(X)^2 \to 0.

3. a. Avec u=xu = x et v=(ln⁡x)2v = (\ln x)^2, v′=2×1x×ln⁡xv' = 2 \times \dfrac{1}{x} \times \ln x :

f′(x)=(ln⁡x)2+x×2ln⁡xx=(ln⁡x)2+2ln⁡x=(ln⁡x)(2+ln⁡x)f'(x) = (\ln x)^2 + x \times \dfrac{2\ln x}{x} = (\ln x)^2 + 2\ln x = (\ln x)(2 + \ln x)

b. ln⁡x\ln x s’annule en 11 et 2+ln⁡x2 + \ln x en e−2\mathrm{e}^{-2}. Le produit est positif à l’extérieur de [e−2 ; 1]\left[\mathrm{e}^{-2} \,;\, 1\right] et négatif à l’intérieur.

x0e−21+∞f′(x)+0−0+f0↗4e−2↘0↗+∞\begin{array}{c|ccccccc} x & 0 & & \mathrm{e}^{-2} & & 1 & & +\infty \\ \hline f'(x) & & + & 0 & - & 0 & + & \\ \hline f & 0 & \nearrow & 4\mathrm{e}^{-2} & \searrow & 0 & \nearrow & +\infty \end{array}

c. Sur ]0 ; 1]\mathopen{]}0 \,;\, 1], le maximum est f(e−2)=e−2×(−2)2=4e−2=4e2f\left(\mathrm{e}^{-2}\right) = \mathrm{e}^{-2} \times (-2)^2 = 4\mathrm{e}^{-2} = \dfrac{4}{\mathrm{e}^2}.

4. a. Sur ]0 ; 1]\mathopen{]}0 \,;\, 1], f(x)≤4e2≈0,54<2f(x) \leq \dfrac{4}{\mathrm{e}^2} \approx 0{,}54 < 2 : pas de solution. Sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}, ff est continue et strictement croissante, f(1)=0f(1) = 0 et f(x)→+∞f(x) \to +\infty : comme 2∈[0 ; +∞[2 \in [0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, l’équation f(x)=2f(x) = 2 admet une unique solution sur cet intervalle (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires). Au total, une unique solution α\alpha sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

b. À la calculatrice, f(2,4)≈1,84<2f(2{,}4) \approx 1{,}84 < 2 et f(2,5)≈2,10>2f(2{,}5) \approx 2{,}10 > 2, donc 2,4<α<2,52{,}4 < \alpha < 2{,}5.

5. a. ff est continue et positive sur [a ; 1][a \,;\, 1] : l’intégrale est l’aire, en unités d’aire, du domaine compris entre la courbe de ff, l’axe des abscisses et les droites d’équations x=ax = a et x=1x = 1.

b. On pose u(x)=(ln⁡x)2u(x) = (\ln x)^2 et v′(x)=xv'(x) = x, d’où u′(x)=2ln⁡xxu'(x) = \dfrac{2\ln x}{x} et v(x)=x22v(x) = \dfrac{x^2}{2} :

∫a1f(x) dx=[x22(ln⁡x)2]a1−∫a1x22×2ln⁡xx dx=−a22(ln⁡a)2−∫a1xln⁡x dx\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x = \left[\dfrac{x^2}{2}(\ln x)^2\right]_a^1 - \int_a^1 \dfrac{x^2}{2} \times \dfrac{2\ln x}{x}\,\mathrm{d}x = -\dfrac{a^2}{2}(\ln a)^2 - \int_a^1 x\ln x\,\mathrm{d}x

Remarque : le sujet imprimé écrit ∫1a\displaystyle\int_1^a dans le dernier terme ; les bornes sont inversées. C’est bien ∫a1xln⁡x dx\displaystyle\int_a^1 x\ln x\,\mathrm{d}x, seule version cohérente avec la formule de la question c.

c. On pose u(x)=ln⁡xu(x) = \ln x et v′(x)=xv'(x) = x, d’où u′(x)=1xu'(x) = \dfrac{1}{x} et v(x)=x22v(x) = \dfrac{x^2}{2} :

∫a1xln⁡x dx=[x22ln⁡x]a1−∫a1x2 dx=−a22ln⁡a−[x24]a1=−a22ln⁡a−14+a24\int_a^1 x\ln x\,\mathrm{d}x = \left[\dfrac{x^2}{2}\ln x\right]_a^1 - \int_a^1 \dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x = -\dfrac{a^2}{2}\ln a - \left[\dfrac{x^2}{4}\right]_a^1 = -\dfrac{a^2}{2}\ln a - \dfrac{1}{4} + \dfrac{a^2}{4}

En reportant dans la question b :

∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2+a22ln⁡a+14−a24\int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x = -\dfrac{a^2}{2}(\ln a)^2 + \dfrac{a^2}{2}\ln a + \dfrac{1}{4} - \dfrac{a^2}{4}

d. Quand a→0a \to 0 : a2(ln⁡a)2=(aln⁡a)2→0a^2(\ln a)^2 = (a\ln a)^2 \to 0 et a2ln⁡a=a×(aln⁡a)→0a^2\ln a = a \times (a\ln a) \to 0 par croissance comparée, et a2→0a^2 \to 0. Donc :

lim⁡a→0∫a1f(x) dx=14\lim_{a \to 0} \int_a^1 f(x)\,\mathrm{d}x = \dfrac{1}{4}

Sujet officiel

26-MATJ2AN1 · session 2026

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