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Bac spécialité · session 2026 · Jour 1, centres étrangers (groupe 1)

Bac 2026, spécialité maths, jour 1 (centres étrangers) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths 2026, jour 1, centres étrangers (groupe 1) : probabilités et loi binomiale, vrai-faux, cube et plan, étude de ln(x)/x² et intégrales.

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
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Format : 4 heures, quatre exercices, calculatrice en mode examen autorisée. La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements comptent dans la note.

Exercice 1 : lames d’escrime (5 points)

La fédération internationale d’escrime établit des normes de fabrication sur les lames des armes des tireurs afin de garantir au maximum leur sécurité. Pour tester la conformité de l’acier employé, la lame est pliée puis redressée toutes les secondes jusqu’à la rupture. La lame est conforme si la rupture intervient après plus de cinq heures de test.

Un équipementier d’escrime se fournit auprès de trois fabricants de lames. Son stock est composé de 60 %60\,\% de lames du fournisseur AA, de 12 %12\,\% de lames du fournisseur BB, le reste venant du fournisseur CC. Une étude qualité a montré que 90 %90\,\% des lames du fournisseur AA, 95 %95\,\% des lames du fournisseur BB et 85 %85\,\% des lames du fournisseur CC étaient conformes.

Partie A

Un contrôle est déclenché sur une des lames vendues par l’équipementier. On considère les événements AA, BB, CC : « la lame testée provient du fournisseur AA » (respectivement BB, CC) et TT : « la lame testée est conforme ». On note T‾\overline{T} l’événement contraire de TT.

1. Recopier et compléter l’arbre de probabilité ci-dessous représentant la situation.

Arbre à compléter : trois branches A, B, C, puis pour chacune deux branches T et T barre, toutes les probabilités à compléter

2. Déterminer P(A∩T‾)P(A \cap \overline{T}) et interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

3. Démontrer que la probabilité que la lame testée soit conforme est de 0,8920{,}892.

4. Sachant que la lame testée n’est pas conforme, déterminer la probabilité qu’elle provienne du fournisseur BB. On donnera la valeur arrondie au millième.

Corrigé de la partie A

1. P(C)=1−0,6−0,12=0,28P(C) = 1 - 0{,}6 - 0{,}12 = 0{,}28. Premier niveau : P(A)=0,6P(A) = 0{,}6, P(B)=0,12P(B) = 0{,}12, P(C)=0,28P(C) = 0{,}28. Second niveau : PA(T)=0,9P_A(T) = 0{,}9 et PA(T‾)=0,1P_A(\overline{T}) = 0{,}1 ; PB(T)=0,95P_B(T) = 0{,}95 et PB(T‾)=0,05P_B(\overline{T}) = 0{,}05 ; PC(T)=0,85P_C(T) = 0{,}85 et PC(T‾)=0,15P_C(\overline{T}) = 0{,}15.

2.

P(A∩T‾)=P(A)×PA(T‾)=0,6×0,1=0,06P(A \cap \overline{T}) = P(A) \times P_A(\overline{T}) = 0{,}6 \times 0{,}1 = 0{,}06

La probabilité que la lame testée provienne du fournisseur AA et ne soit pas conforme est 0,060{,}06 : 6 %6\,\% des lames du stock sont des lames de AA non conformes.

3. AA, BB et CC forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :

P(T)=0,6×0,9+0,12×0,95+0,28×0,85=0,54+0,114+0,238=0,892P(T) = 0{,}6 \times 0{,}9 + 0{,}12 \times 0{,}95 + 0{,}28 \times 0{,}85 = 0{,}54 + 0{,}114 + 0{,}238 = 0{,}892

4. P(T‾)=1−0,892=0,108P(\overline{T}) = 1 - 0{,}892 = 0{,}108 et P(B∩T‾)=0,12×0,05=0,006P(B \cap \overline{T}) = 0{,}12 \times 0{,}05 = 0{,}006.

PT‾(B)=P(B∩T‾)P(T‾)=0,0060,108≈0,056P_{\overline{T}}(B) = \dfrac{P(B \cap \overline{T})}{P(\overline{T})} = \dfrac{0{,}006}{0{,}108} \approx 0{,}056

Partie B

D’après la partie A, la probabilité qu’une lame de l’équipementier ne soit pas conforme est égale à 0,1080{,}108. Lors d’une compétition d’escrime, l’équipementier apporte un échantillon de 7575 lames provenant de son stock. On considère qu’il les a choisies au hasard et de manière indépendante. De plus son stock de lames est suffisamment grand pour que ce choix puisse être assimilé à un tirage avec remise. On désigne par XX la variable aléatoire égale au nombre de lames non conformes dans cet échantillon.

1. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

2. Calculer la probabilité que 66 lames exactement soient non conformes dans cet échantillon. On arrondira le résultat au millième.

3. L’équipementier affirme que la probabilité qu’il y ait strictement plus de 88 lames non conformes dans cet échantillon est inférieure à 50 %50\,\%. A-t-il raison ?

Corrigé de la partie B

1. On répète 7575 fois, de façon identique et indépendante, l’épreuve « la lame est-elle non conforme ? », de probabilité de succès 0,1080{,}108 : XX suit la loi binomiale B(75 ; 0,108)\mathcal{B}(75 \,;\, 0{,}108).

2.

P(X=6)=(756)×0,1086×0,89269≈0,120P(X = 6) = \dbinom{75}{6} \times 0{,}108^6 \times 0{,}892^{69} \approx 0{,}120

3. À la calculatrice, P(X≤8)≈0,578P(X \leq 8) \approx 0{,}578, donc :

P(X>8)=1−P(X≤8)≈0,422P(X > 8) = 1 - P(X \leq 8) \approx 0{,}422

0,422<0,50{,}422 < 0{,}5 : l’équipementier a raison.

Partie C

Soit nn un entier strictement positif désignant le nombre de compétitions durant lesquelles l’équipementier est présent. Il apporte à chaque fois un échantillon de 7575 lames. Les variables aléatoires X1,…,XnX_1, \ldots, X_n, que l’on considère indépendantes, donnent pour chaque échantillon le nombre de lames non conformes. On pose :

Mn=X1+X2+⋯+XnnM_n = \dfrac{X_1 + X_2 + \cdots + X_n}{n}

1. Déterminer l’espérance E(Mn)E(M_n) et la variance V(Mn)V(M_n) de la variable aléatoire MnM_n.

2. Justifier l’inégalité suivante, pour tout entier naturel nn non nul :

P(∣Mn−8,1∣≥2)≤1,8063nP(|M_n - 8{,}1| \geq 2) \leq \dfrac{1{,}8063}{n}

3. Déterminer une valeur de l’entier nn à partir de laquelle P(∣Mn−8,1∣<2)≥0,95P(|M_n - 8{,}1| < 2) \geq 0{,}95. Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

Corrigé de la partie C

1. Chaque XiX_i suit la loi B(75 ; 0,108)\mathcal{B}(75 \,;\, 0{,}108) :

E(Xi)=75×0,108=8,1V(Xi)=75×0,108×0,892=7,2252E(X_i) = 75 \times 0{,}108 = 8{,}1 \qquad V(X_i) = 75 \times 0{,}108 \times 0{,}892 = 7{,}2252

Par linéarité, E(Mn)=8,1E(M_n) = 8{,}1. Les XiX_i étant indépendantes :

V(Mn)=1n2×n×7,2252=7,2252nV(M_n) = \dfrac{1}{n^2} \times n \times 7{,}2252 = \dfrac{7{,}2252}{n}

2. D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev (ou l’inégalité de concentration) avec δ=2\delta = 2 :

P(∣Mn−8,1∣≥2)≤V(Mn)22=7,22524n=1,8063nP(|M_n - 8{,}1| \geq 2) \leq \dfrac{V(M_n)}{2^2} = \dfrac{7{,}2252}{4n} = \dfrac{1{,}8063}{n}

3. En passant à l’événement contraire : P(∣Mn−8,1∣<2)≥1−1,8063nP(|M_n - 8{,}1| < 2) \geq 1 - \dfrac{1{,}8063}{n}. Il suffit donc que :

1−1,8063n≥0,95  ⟺  1,8063n≤0,05  ⟺  n≥36,1261 - \dfrac{1{,}8063}{n} \geq 0{,}95 \iff \dfrac{1{,}8063}{n} \leq 0{,}05 \iff n \geq 36{,}126

À partir de n=37n = 37 compétitions, la probabilité que le nombre moyen de lames non conformes par échantillon soit strictement compris entre 6,16{,}1 et 10,110{,}1 est au moins égale à 0,950{,}95.

Exercice 2 : vrai ou faux (5 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Les questions sont indépendantes les unes des autres.

1. On considère l’équation différentielle (E):y′+y=2cos⁡(x)(E) : y' + y = 2\cos(x), où yy est une fonction de la variable réelle xx définie et dérivable sur R\mathbb{R}.
Affirmation 1 : la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=4e−x+cos⁡(x)+sin⁡(x)f(x) = 4\mathrm{e}^{-x} + \cos(x) + \sin(x) est solution de l’équation différentielle (E)(E).

2. On considère les fonctions ff et gg définies sur R\mathbb{R} par f(x)=2xf(x) = 2x et g(x)=sin⁡(x)g(x) = \sin(x), de courbes représentatives Cf\mathcal{C}_f et Cg\mathcal{C}_g.
Affirmation 2 : les courbes Cf\mathcal{C}_f et Cg\mathcal{C}_g ont un seul point d’intersection.

3. On considère la suite (vn)(v_n) définie pour tout entier naturel nn par vn=2n+sin⁡(n)n+1v_n = \dfrac{2n + \sin(n)}{n + 1}.
Affirmation 3 : la suite (vn)(v_n) diverge.

4. On considère la suite (un)(u_n) définie par u1=1u_1 = 1 et, pour tout entier naturel n≥1n \geq 1, un+1=un+2n+1u_{n+1} = u_n + 2n + 1.
Affirmation 4 : pour tout entier naturel n≥1n \geq 1, on a un=n2u_n = n^2.

5. On considère la suite (un)(u_n) définie, pour tout entier naturel nn, par un=e−nu_n = \mathrm{e}^{-n}. On pose Sn=u0+u1+u2+⋯+unS_n = u_0 + u_1 + u_2 + \cdots + u_n.
Affirmation 5 : lim⁡n→+∞Sn=ee−1\displaystyle\lim_{n \to +\infty} S_n = \dfrac{\mathrm{e}}{\mathrm{e} - 1}.

Corrigé de l’exercice 2

1. Vraie. f′(x)=−4e−x−sin⁡(x)+cos⁡(x)f'(x) = -4\mathrm{e}^{-x} - \sin(x) + \cos(x), donc :

f′(x)+f(x)=−4e−x−sin⁡(x)+cos⁡(x)+4e−x+cos⁡(x)+sin⁡(x)=2cos⁡(x)f'(x) + f(x) = -4\mathrm{e}^{-x} - \sin(x) + \cos(x) + 4\mathrm{e}^{-x} + \cos(x) + \sin(x) = 2\cos(x)

2. Vraie. On étudie h(x)=2x−sin⁡(x)h(x) = 2x - \sin(x) sur R\mathbb{R}. h′(x)=2−cos⁡(x)≥1>0h'(x) = 2 - \cos(x) \geq 1 > 0 : hh est strictement croissante, donc s’annule au plus une fois. Or h(0)=0h(0) = 0 : les courbes se coupent en un seul point, l’origine.

3. Fausse. Pour tout nn, −1≤sin⁡(n)≤1-1 \leq \sin(n) \leq 1, donc :

2n−1n+1≤vn≤2n+1n+1\dfrac{2n - 1}{n + 1} \leq v_n \leq \dfrac{2n + 1}{n + 1}

Les deux suites qui encadrent tendent vers 22 (on factorise par nn). D’après le théorème des gendarmes, (vn)(v_n) converge vers 22 : elle ne diverge pas.

4. Vraie. On raisonne par récurrence sur n≥1n \geq 1.
Initialisation : u1=1=12u_1 = 1 = 1^2.
Hérédité : si un=n2u_n = n^2 pour un entier n≥1n \geq 1, alors un+1=n2+2n+1=(n+1)2u_{n+1} = n^2 + 2n + 1 = (n + 1)^2.
Conclusion : pour tout n≥1n \geq 1, un=n2u_n = n^2.

5. Vraie. un=(e−1)nu_n = \left(\mathrm{e}^{-1}\right)^n : (un)(u_n) est géométrique de raison q=e−1q = \mathrm{e}^{-1}, avec 0<q<10 < q < 1, et u0=1u_0 = 1.

Sn=1−qn+11−q→n→+∞11−e−1=ee−1S_n = \dfrac{1 - q^{n+1}}{1 - q} \xrightarrow[n \to +\infty]{} \dfrac{1}{1 - \mathrm{e}^{-1}} = \dfrac{\mathrm{e}}{\mathrm{e} - 1}

car qn+1q^{n+1} tend vers 00.

Exercice 3 : cube et plan (4 points)

On considère le cube ABCDEFGHABCDEFGH représenté ci-dessous. On munit l’espace du repère orthonormal (A ; AB→,AD→,AE→)\left(A \,;\, \overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AD}, \overrightarrow{AE}\right). Soit II le milieu du segment [EF][EF], JJ le milieu de [EH][EH] et KK le milieu de [AE][AE].

Cube ABCDEFGH, avec I milieu de [EF], J milieu de [EH] et K milieu de [AE] ; les arêtes issues de D sont en pointillés

1. Donner les coordonnées des points II, JJ et KK.

2. a. Déterminer la valeur du produit scalaire AI→⋅AJ→\overrightarrow{AI} \cdot \overrightarrow{AJ}.

b. En déduire la mesure de l’angle IAJ^\widehat{IAJ} arrondie au dixième de degré.

3. a. Démontrer que le vecteur KC→\overrightarrow{KC} est un vecteur normal au plan (AIJ)(AIJ).

b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (AIJ)(AIJ) est x+y−12z=0x + y - \dfrac{1}{2}z = 0.

4. Soit LL le projeté orthogonal du point CC sur le plan (AIJ)(AIJ).

a. Déterminer les coordonnées du point LL.

b. En déduire que la distance du point CC au plan (AIJ)(AIJ) est égale à 43\dfrac{4}{3}.

5. Soit MM un point de la droite (FG)(FG). On admet que les coordonnées de MM sont (1 ; m ; 1)(1 \,;\, m \,;\, 1) avec m∈Rm \in \mathbb{R}.

a. Démontrer qu’une représentation paramétrique de la droite (IM)(IM) est :

{x=12s+12y=msz=1avec s∈R\left\{\begin{array}{l} x = \dfrac{1}{2}s + \dfrac{1}{2} \\ y = ms \\ z = 1 \end{array}\right. \quad \text{avec } s \in \mathbb{R}

b. Peut-on affirmer que les droites (IM)(IM) et (KC)(KC) sont coplanaires quelle que soit la valeur de mm ?

Corrigé de l’exercice 3

Dans ce repère : A(0 ; 0 ; 0)A(0 \,;\, 0 \,;\, 0), B(1 ; 0 ; 0)B(1 \,;\, 0 \,;\, 0), C(1 ; 1 ; 0)C(1 \,;\, 1 \,;\, 0), D(0 ; 1 ; 0)D(0 \,;\, 1 \,;\, 0), E(0 ; 0 ; 1)E(0 \,;\, 0 \,;\, 1), F(1 ; 0 ; 1)F(1 \,;\, 0 \,;\, 1), H(0 ; 1 ; 1)H(0 \,;\, 1 \,;\, 1).

1. I(12 ; 0 ; 1)I\left(\dfrac{1}{2} \,;\, 0 \,;\, 1\right), J(0 ; 12 ; 1)J\left(0 \,;\, \dfrac{1}{2} \,;\, 1\right), K(0 ; 0 ; 12)K\left(0 \,;\, 0 \,;\, \dfrac{1}{2}\right).

2. a. AI→(12 ; 0 ; 1)\overrightarrow{AI}\left(\dfrac{1}{2} \,;\, 0 \,;\, 1\right) et AJ→(0 ; 12 ; 1)\overrightarrow{AJ}\left(0 \,;\, \dfrac{1}{2} \,;\, 1\right), donc AI→⋅AJ→=0+0+1=1\overrightarrow{AI} \cdot \overrightarrow{AJ} = 0 + 0 + 1 = 1.

b. AI=AJ=14+1=52AI = AJ = \sqrt{\dfrac{1}{4} + 1} = \dfrac{\sqrt{5}}{2}. Donc :

cos⁡IAJ^=AI→⋅AJ→AI×AJ=154=45IAJ^≈36,9°\cos \widehat{IAJ} = \dfrac{\overrightarrow{AI} \cdot \overrightarrow{AJ}}{AI \times AJ} = \dfrac{1}{\frac{5}{4}} = \dfrac{4}{5} \qquad \widehat{IAJ} \approx 36{,}9°

3. a. KC→(1 ; 1 ; −12)\overrightarrow{KC}\left(1 \,;\, 1 \,;\, -\dfrac{1}{2}\right). On calcule :

KC→⋅AI→=12+0−12=0KC→⋅AJ→=0+12−12=0\overrightarrow{KC} \cdot \overrightarrow{AI} = \dfrac{1}{2} + 0 - \dfrac{1}{2} = 0 \qquad \overrightarrow{KC} \cdot \overrightarrow{AJ} = 0 + \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2} = 0

KC→\overrightarrow{KC} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (AIJ)(AIJ) : c’est un vecteur normal à ce plan.

b. Le plan (AIJ)(AIJ) a donc une équation de la forme x+y−12z+d=0x + y - \dfrac{1}{2}z + d = 0. Il passe par A(0 ; 0 ; 0)A(0 \,;\, 0 \,;\, 0), donc d=0d = 0 : (AIJ):x+y−12z=0(AIJ) : x + y - \dfrac{1}{2}z = 0.

4. a. LL est sur la droite passant par CC et dirigée par KC→\overrightarrow{KC}, normal au plan : L(1+t ; 1+t ; −12t)L(1 + t \,;\, 1 + t \,;\, -\tfrac{1}{2}t) pour un réel tt. Comme LL est dans le plan :

(1+t)+(1+t)+14t=0  ⟺  94t=−2  ⟺  t=−89(1 + t) + (1 + t) + \dfrac{1}{4}t = 0 \iff \dfrac{9}{4}t = -2 \iff t = -\dfrac{8}{9}

L(19 ; 19 ; 49)L\left(\dfrac{1}{9} \,;\, \dfrac{1}{9} \,;\, \dfrac{4}{9}\right).

b. La distance de CC au plan est CLCL. CL→=−89KC→\overrightarrow{CL} = -\dfrac{8}{9}\overrightarrow{KC} et KC=1+1+14=32KC = \sqrt{1 + 1 + \dfrac{1}{4}} = \dfrac{3}{2}, donc :

CL=89×32=43CL = \dfrac{8}{9} \times \dfrac{3}{2} = \dfrac{4}{3}

5. a. IM→(12 ; m ; 0)\overrightarrow{IM}\left(\dfrac{1}{2} \,;\, m \,;\, 0\right). La droite (IM)(IM) passe par I(12 ; 0 ; 1)I\left(\dfrac{1}{2} \,;\, 0 \,;\, 1\right) et est dirigée par IM→\overrightarrow{IM} : on obtient exactement la représentation proposée.

b. Non. Deux droites sont coplanaires si et seulement si elles sont parallèles ou sécantes.

  • Elles ne sont jamais parallèles : IM→\overrightarrow{IM} a une troisième coordonnée nulle, pas KC→\overrightarrow{KC}.
  • (KC)(KC) a pour représentation x=kx = k, y=ky = k, z=12−12kz = \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2}k (k∈Rk \in \mathbb{R}). Un point commun vérifie z=1z = 1, d’où k=−1k = -1, puis x=y=−1x = y = -1. Sur (IM)(IM), x=−1x = -1 donne s=−3s = -3, et y=−3m=−1y = -3m = -1 impose m=13m = \dfrac{1}{3}.

Les droites ne sont coplanaires que pour m=13m = \dfrac{1}{3}. Par exemple pour m=0m = 0, elles ne le sont pas.

Exercice 4 : étude de ln(x)/x² (6 points)

On considère la fonction ff définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} par f(x)=ln⁡(x)x2f(x) = \dfrac{\ln(x)}{x^2}. On note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan. On admet que ff est deux fois dérivable sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} ; on note f′f' sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde.

Partie A

1. a. Déterminer les limites de la fonction ff aux bornes de l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

b. Interpréter graphiquement les résultats obtenus.

2. Pour tout réel strictement positif xx, démontrer que f′(x)=1−2ln⁡(x)x3f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^3}.

3. Dresser le tableau de variation de la fonction ff en précisant les limites et les valeurs exactes des éventuels extremums de la fonction.

4. Déterminer l’équation réduite de la droite Δ\Delta, tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_f au point AA d’abscisse 11.

5. Vérifier que pour tout réel strictement positif xx, on a f′′(x)=−5+6ln⁡(x)x4f''(x) = \dfrac{-5 + 6\ln(x)}{x^4}.

6. a. Étudier la convexité de la fonction ff en précisant les coordonnées des éventuels points d’inflexion.

b. En déduire que, pour tout réel xx appartenant à ]0 ; e56]\left]0 \,;\, \mathrm{e}^{\frac{5}{6}}\right], on a x−1≥ln⁡(x)x2x - 1 \geq \dfrac{\ln(x)}{x^2}.

7. Justifier que, pour tout réel xx appartenant à [e56 ; +∞[\left[\mathrm{e}^{\frac{5}{6}} \,;\, +\infty\right[, on a aussi x−1≥ln⁡(x)x2x - 1 \geq \dfrac{\ln(x)}{x^2}.

Corrigé de la partie A

1. a. En 00 : ln⁡(x)→−∞\ln(x) \to -\infty et 1x2→+∞\dfrac{1}{x^2} \to +\infty, donc par produit f(x)→−∞f(x) \to -\infty.
En +∞+\infty : f(x)=ln⁡(x)x×1xf(x) = \dfrac{\ln(x)}{x} \times \dfrac{1}{x}. Par croissance comparée ln⁡(x)x→0\dfrac{\ln(x)}{x} \to 0, et 1x→0\dfrac{1}{x} \to 0, donc f(x)→0f(x) \to 0.

b. L’axe des ordonnées (droite x=0x = 0) est asymptote verticale à Cf\mathcal{C}_f ; l’axe des abscisses (droite y=0y = 0) est asymptote horizontale en +∞+\infty.

2. Avec u=ln⁡(x)u = \ln(x) et v=x2v = x^2 :

f′(x)=1x×x2−ln⁡(x)×2xx4=x(1−2ln⁡(x))x4=1−2ln⁡(x)x3f'(x) = \dfrac{\frac{1}{x} \times x^2 - \ln(x) \times 2x}{x^4} = \dfrac{x(1 - 2\ln(x))}{x^4} = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^3}

3. x3>0x^3 > 0 sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, donc f′(x)f'(x) a le signe de 1−2ln⁡(x)1 - 2\ln(x), positif pour ln⁡(x)<12\ln(x) < \dfrac{1}{2}, c’est-à-dire x<ex < \sqrt{\mathrm{e}}. Maximum : f(e)=12e=12ef\left(\sqrt{\mathrm{e}}\right) = \dfrac{\frac{1}{2}}{\mathrm{e}} = \dfrac{1}{2\mathrm{e}}.

x0e+∞f′(x)+0−f−∞↗12e↘0\begin{array}{c|ccccc} x & 0 & & \sqrt{\mathrm{e}} & & +\infty \\ \hline f'(x) & & + & 0 & - & \\ \hline f & -\infty & \nearrow & \dfrac{1}{2\mathrm{e}} & \searrow & 0 \end{array}

4. f(1)=0f(1) = 0 et f′(1)=1f'(1) = 1, donc Δ:y=f′(1)(x−1)+f(1)\Delta : y = f'(1)(x - 1) + f(1), soit y=x−1y = x - 1.

5. On dérive f′(x)=(1−2ln⁡(x))×x−3f'(x) = (1 - 2\ln(x)) \times x^{-3} :

f′′(x)=−2x×1x3+(1−2ln⁡(x))×−3x4=−2−3+6ln⁡(x)x4=−5+6ln⁡(x)x4f''(x) = -\dfrac{2}{x} \times \dfrac{1}{x^3} + (1 - 2\ln(x)) \times \dfrac{-3}{x^4} = \dfrac{-2 - 3 + 6\ln(x)}{x^4} = \dfrac{-5 + 6\ln(x)}{x^4}

6. a. f′′(x)f''(x) a le signe de −5+6ln⁡(x)-5 + 6\ln(x), positif si et seulement si x≥e56x \geq \mathrm{e}^{\frac{5}{6}}. ff est concave sur ]0 ; e56]\left]0 \,;\, \mathrm{e}^{\frac{5}{6}}\right] et convexe sur [e56 ; +∞[\left[\mathrm{e}^{\frac{5}{6}} \,;\, +\infty\right[. f′′f'' s’annule en changeant de signe : la courbe a un point d’inflexion d’abscisse e56\mathrm{e}^{\frac{5}{6}}, d’ordonnée f(e56)=56e53=56e53f\left(\mathrm{e}^{\frac{5}{6}}\right) = \dfrac{\frac{5}{6}}{\mathrm{e}^{\frac{5}{3}}} = \dfrac{5}{6\mathrm{e}^{\frac{5}{3}}}.

b. Sur ]0 ; e56]\left]0 \,;\, \mathrm{e}^{\frac{5}{6}}\right], ff est concave : sa courbe est en dessous de ses tangentes, en particulier de la tangente Δ\Delta en 11 (et 11 appartient bien à cet intervalle). Donc f(x)≤x−1f(x) \leq x - 1.

7. Pour x≥e56x \geq \mathrm{e}^{\frac{5}{6}} : comme 56>ln⁡2\dfrac{5}{6} > \ln 2, on a e56>2\mathrm{e}^{\frac{5}{6}} > 2, donc x−1>1x - 1 > 1. D’autre part, d’après la question 3, f(x)≤12e<1f(x) \leq \dfrac{1}{2\mathrm{e}} < 1. Ainsi x−1>1>f(x)x - 1 > 1 > f(x).

Partie B

On considère la suite (In)(I_n) définie, pour tout entier naturel non nul nn, par In=∫1nln⁡(x)x2 dxI_n = \displaystyle\int_1^n \dfrac{\ln(x)}{x^2}\,\mathrm{d}x.

1. Donner une interprétation graphique de InI_n pour nn un entier naturel non nul.

2. Démontrer que la suite (In)(I_n) est croissante.

3. On souhaite calculer une approximation de ∫110f(x) dx\displaystyle\int_1^{10} f(x)\,\mathrm{d}x en déterminant la somme des aires des rectangles tracés dans le graphique ci-dessous. Pour cela, on utilise le script suivant, écrit en langage Python. Recopier et compléter ce script afin qu’il réponde au problème posé.

Courbe de f sur [0 ; 11] et neuf rectangles de largeur 1 entre x = 1 et x = 10 : le premier a pour hauteur le maximum de f, les suivants la valeur de f à leur bord gauche

from math import *

S=1/(2*exp(1))
for i in range (2,10):
    S = ...
print(S)

4. À l’aide d’une intégration par parties, démontrer que pour tout entier naturel non nul nn, In=n−1−ln⁡(n)nI_n = \dfrac{n - 1 - \ln(n)}{n}.

5. Calculer la limite de la suite (In)(I_n) quand nn tend vers +∞+\infty.

Corrigé de la partie B

1. Pour x≥1x \geq 1, ln⁡(x)≥0\ln(x) \geq 0, donc f(x)≥0f(x) \geq 0. InI_n est l’aire, en unités d’aire, du domaine compris entre Cf\mathcal{C}_f, l’axe des abscisses et les droites d’équations x=1x = 1 et x=nx = n.

2. D’après la relation de Chasles :

In+1−In=∫nn+1f(x) dx≥0I_{n+1} - I_n = \int_n^{n+1} f(x)\,\mathrm{d}x \geq 0

car f≥0f \geq 0 sur [n ; n+1][n \,;\, n + 1] (avec n≥1n \geq 1). La suite (In)(I_n) est croissante.

3. Le premier rectangle, sur [1 ; 2][1 \,;\, 2], a pour aire 1×12e1 \times \dfrac{1}{2\mathrm{e}} (valeur initiale de S). Les suivants, sur [i ; i+1][i \,;\, i + 1] pour ii de 22 à 99, ont pour hauteur f(i)f(i) et pour largeur 11. On complète par :

    S = S + log(i)/i**2

(en Python, log est le logarithme népérien). Le programme affiche environ 0,7790{,}779.

4. On pose u(x)=ln⁡(x)u(x) = \ln(x) et v′(x)=1x2v'(x) = \dfrac{1}{x^2}, d’où u′(x)=1xu'(x) = \dfrac{1}{x} et v(x)=−1xv(x) = -\dfrac{1}{x}, toutes continues sur [1 ; n][1 \,;\, n].

In=[−ln⁡(x)x]1n−∫1n1x×(−1x)dx=−ln⁡(n)n+∫1n1x2 dxI_n = \left[-\dfrac{\ln(x)}{x}\right]_1^n - \int_1^n \dfrac{1}{x} \times \left(-\dfrac{1}{x}\right)\mathrm{d}x = -\dfrac{\ln(n)}{n} + \int_1^n \dfrac{1}{x^2}\,\mathrm{d}xIn=−ln⁡(n)n+[−1x]1n=−ln⁡(n)n−1n+1=n−1−ln⁡(n)nI_n = -\dfrac{\ln(n)}{n} + \left[-\dfrac{1}{x}\right]_1^n = -\dfrac{\ln(n)}{n} - \dfrac{1}{n} + 1 = \dfrac{n - 1 - \ln(n)}{n}

5. In=1−1n−ln⁡(n)nI_n = 1 - \dfrac{1}{n} - \dfrac{\ln(n)}{n}. Par croissance comparée, ln⁡(n)n→0\dfrac{\ln(n)}{n} \to 0, et 1n→0\dfrac{1}{n} \to 0 : la suite (In)(I_n) converge vers 11.

Sujet officiel

26-MATJ1G11 · session 2026

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