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Bac spécialité · session 2026 · Jour 1, centres en Asie

Bac 2026, spécialité maths, jour 1 (centres en Asie) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths 2026 (jour 1, centres en Asie) : suite de tirs à l’arc, vrai-faux, géométrie dans l’espace, étude de sin(x)/x.

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
PDF

Cherche chaque question avant d’ouvrir son corrigé. L’énoncé est le sujet officiel ressaisi ; les corrigés sont rédigés par Bac-Maths.

Format : 4 heures, quatre exercices indépendants, calculatrice en mode examen autorisée (ou calculatrice « type collège »). La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements comptent dans la note.

Exercice 1 : tirs à l’arc et suite arithmético-géométrique (5 points)

Un tireur à l’arc s’entraîne sur une cible dans le but d’atteindre son centre. On modélise la situation de la façon suivante :

  • au premier tir, il atteint le centre de la cible avec une probabilité de 12\dfrac{1}{2} ;
  • pour les tirs suivants :
    • lorsqu’il a atteint le centre de la cible au tir précédent, la probabilité qu’il atteigne à nouveau le centre de la cible est 45\dfrac{4}{5} ;
    • lorsqu’il n’a pas atteint le centre de la cible au tir précédent, la probabilité qu’il atteigne le centre de la cible est 13\dfrac{1}{3}.

Pour tout entier naturel nn non nul, on considère l’événement TnT_n : « Le tireur atteint le centre de la cible au nn-ième tir ». On note pn=P(Tn)p_n = P(T_n) la probabilité que l’évènement TnT_n se réalise.

1. Donner la valeur de p1p_1 et montrer que p2=1730p_2 = \dfrac{17}{30}.

2. Recopier sur la copie l’arbre de probabilité suivant et compléter les pointillés avec les probabilités qui conviennent :

Arbre pondéré : depuis la racine, une branche vers T_n de probabilité p_n et une branche vers T_n barre marquée de pointillés ; de T_n partent une branche vers T_(n+1) de probabilité 4/5 et une branche vers T_(n+1) barre en pointillés ; de T_n barre partent deux branches vers T_(n+1) et T_(n+1) barre, en pointillés

3. Montrer que pour tout entier naturel nn non nul :

pn+1=715pn+13p_{n+1} = \dfrac{7}{15}p_n + \dfrac{1}{3}

4. On considère la suite (un)(u_n) définie pour tout entier naturel nn non nul par :

un=pn−58u_n = p_n - \dfrac{5}{8}

a. Montrer que la suite (un)(u_n) est une suite géométrique de raison 715\dfrac{7}{15}.

b. Déterminer une expression de unu_n en fonction de nn.

c. En déduire une expression de pnp_n en fonction de nn.

5. Déterminer la limite de la suite (pn)(p_n) et interpréter cette limite dans le contexte de l’exercice.

6. On considère ci-dessous une fonction seuil, incomplète, écrite en langage Python. Recopier cette fonction sur la copie en complétant les pointillés afin qu’elle renvoie la plus petite valeur de l’entier nn telle que pnp_n soit supérieur ou égal à 0,60{,}6.

def seuil():
    n = 1
    p = 0.5
    while ………:
        n = ………
        p = ………
    return ………

7. Résoudre dans N\mathbb{N} l’inéquation pn≥0,6p_n \geq 0{,}6.

Corrigé de l’exercice 1

1. Au premier tir, p1=12p_1 = \dfrac{1}{2}. D’après la formule des probabilités totales, avec la partition T1T_1, T1‾\overline{T_1} :

p2=P(T1)×PT1(T2)+P(T1‾)×PT1‾(T2)=12×45+12×13=25+16=1230+530=1730p_2 = P(T_1) \times P_{T_1}(T_2) + P(\overline{T_1}) \times P_{\overline{T_1}}(T_2) = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{4}{5} + \dfrac{1}{2} \times \dfrac{1}{3} = \dfrac{2}{5} + \dfrac{1}{6} = \dfrac{12}{30} + \dfrac{5}{30} = \dfrac{17}{30}

2. Les probabilités à placer sont :

  • branche vers Tn‾\overline{T_n} : P(Tn‾)=1−pnP(\overline{T_n}) = 1 - p_n ;
  • de TnT_n vers Tn+1‾\overline{T_{n+1}} : PTn(Tn+1‾)=1−45=15P_{T_n}(\overline{T_{n+1}}) = 1 - \dfrac{4}{5} = \dfrac{1}{5} ;
  • de Tn‾\overline{T_n} vers Tn+1T_{n+1} : PTn‾(Tn+1)=13P_{\overline{T_n}}(T_{n+1}) = \dfrac{1}{3} ;
  • de Tn‾\overline{T_n} vers Tn+1‾\overline{T_{n+1}} : PTn‾(Tn+1‾)=1−13=23P_{\overline{T_n}}(\overline{T_{n+1}}) = 1 - \dfrac{1}{3} = \dfrac{2}{3}.

3. Les événements TnT_n et Tn‾\overline{T_n} forment une partition. Par la formule des probabilités totales :

pn+1=45pn+13(1−pn)=(1215−515)pn+13=715pn+13p_{n+1} = \dfrac{4}{5}p_n + \dfrac{1}{3}(1 - p_n) = \left(\dfrac{12}{15} - \dfrac{5}{15}\right)p_n + \dfrac{1}{3} = \dfrac{7}{15}p_n + \dfrac{1}{3}

4. a. Pour tout entier n≥1n \geq 1 :

un+1=pn+1−58=715pn+13−58=715pn−724u_{n+1} = p_{n+1} - \dfrac{5}{8} = \dfrac{7}{15}p_n + \dfrac{1}{3} - \dfrac{5}{8} = \dfrac{7}{15}p_n - \dfrac{7}{24}

Or 715×58=35120=724\dfrac{7}{15} \times \dfrac{5}{8} = \dfrac{35}{120} = \dfrac{7}{24}, donc un+1=715(pn−58)=715unu_{n+1} = \dfrac{7}{15}\left(p_n - \dfrac{5}{8}\right) = \dfrac{7}{15}u_n. La suite (un)(u_n) est géométrique de raison 715\dfrac{7}{15}.

b. Son premier terme est u1=p1−58=48−58=−18u_1 = p_1 - \dfrac{5}{8} = \dfrac{4}{8} - \dfrac{5}{8} = -\dfrac{1}{8}. Attention, la suite commence au rang 11 : pour tout n≥1n \geq 1,

un=u1×(715)n−1=−18(715)n−1u_n = u_1 \times \left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1} = -\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}

c. pn=un+58p_n = u_n + \dfrac{5}{8}, donc pour tout n≥1n \geq 1 :

pn=58−18(715)n−1p_n = \dfrac{5}{8} - \dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}

Vérification : p2=58−7120=75−7120=68120=1730p_2 = \dfrac{5}{8} - \dfrac{7}{120} = \dfrac{75 - 7}{120} = \dfrac{68}{120} = \dfrac{17}{30}.

5. Comme 0<715<10 < \dfrac{7}{15} < 1, (715)n−1→0\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1} \to 0 quand n→+∞n \to +\infty. Donc :

lim⁡n→+∞pn=58=0,625\lim_{n \to +\infty} p_n = \dfrac{5}{8} = 0{,}625

Après un grand nombre de tirs, la probabilité que le tireur atteigne le centre de la cible se stabilise autour de 0,6250{,}625 : à long terme, il touche le centre environ 62,5 %62{,}5\,\% du temps.

6. On continue tant que pn<0,6p_n < 0{,}6, en passant au tir suivant grâce à la relation de la question 3 :

def seuil():
    n = 1
    p = 0.5
    while p < 0.6:
        n = n + 1
        p = 7/15*p + 1/3
    return n

L’ordre des deux lignes de la boucle n’a pas d’importance ici, car la mise à jour de p n’utilise pas n. La fonction renvoie 44 (voir question 7).

7. Pour n≥1n \geq 1 :

pn≥0,6  ⟺  18(715)n−1≤58−0,6=0,025  ⟺  (715)n−1≤0,2p_n \geq 0{,}6 \iff \dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1} \leq \dfrac{5}{8} - 0{,}6 = 0{,}025 \iff \left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1} \leq 0{,}2

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, donc :

pn≥0,6  ⟺  (n−1)ln⁡(715)≤ln⁡(0,2)  ⟺  n−1≥ln⁡(0,2)ln⁡(715)p_n \geq 0{,}6 \iff (n - 1)\ln\left(\dfrac{7}{15}\right) \leq \ln(0{,}2) \iff n - 1 \geq \dfrac{\ln(0{,}2)}{\ln\left(\frac{7}{15}\right)}

On change le sens de l’inégalité car ln⁡(715)<0\ln\left(\dfrac{7}{15}\right) < 0. À la calculatrice, ln⁡(0,2)ln⁡(715)=ln⁡5ln⁡(157)≈2,11\dfrac{\ln(0{,}2)}{\ln\left(\frac{7}{15}\right)} = \dfrac{\ln 5}{\ln\left(\frac{15}{7}\right)} \approx 2{,}11, donc n≥3,11n \geq 3{,}11 environ.

Les solutions sont les entiers n≥4n \geq 4. Contrôle : p3≈0,598<0,6p_3 \approx 0{,}598 < 0{,}6 et p4≈0,612≥0,6p_4 \approx 0{,}612 \geq 0{,}6.

Exercice 2 : vrai ou faux (5 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant votre choix. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte dans l’évaluation.

1. On considère la fonction ff définie sur l’intervalle ]1 ; +∞[\mathopen{]}1 \,;\, +\infty\mathclose{[} par :

f(x)=x−1x2−1f(x) = \dfrac{x - 1}{\sqrt{x^2 - 1}}

Affirmation 1 : La fonction ff admet pour limite 11 en +∞+\infty.

2. On considère la suite (wn)(w_n) définie par w0=1w_0 = 1 et pour tout entier naturel nn par :

wn+1=wn+2n+3w_{n+1} = w_n + 2n + 3

Affirmation 2 : Pour tout entier naturel nn, wn=(n+1)2w_n = (n + 1)^2.

3. Soit pp un nombre réel tel que 0<p<10 < p < 1. On considère une variable aléatoire XX qui suit la loi binomiale de paramètres 33 et pp. On note P(X=1)P(X = 1) la probabilité de l’évènement (X=1)(X = 1).

Affirmation 3 : P(X=1)=3p−6p2+3p3P(X = 1) = 3p - 6p^2 + 3p^3.

4. On considère la suite (vn)(v_n) définie pour tout entier naturel n≥1n \geq 1 par :

vn=∫01enx dxv_n = \int_0^1 \mathrm{e}^{nx}\,\mathrm{d}x

Affirmation 4 : Pour tout entier naturel n≥1n \geq 1, vn=ennv_n = \dfrac{\mathrm{e}^n}{n}.

5. On colorie en rouge, jaune ou noir chacune des 1616 cases d’un quadrillage.

Affirmation 5 : On peut réaliser (163)\dbinom{16}{3} coloriages différents.

Corrigé de l’exercice 2

Affirmation 1 : vraie. Pour x>1x > 1, x2−1=(x−1)(x+1)x^2 - 1 = (x - 1)(x + 1) avec x−1>0x - 1 > 0 et x+1>0x + 1 > 0, donc x2−1=x−1 x+1\sqrt{x^2 - 1} = \sqrt{x - 1}\,\sqrt{x + 1} et x−1=(x−1)2x - 1 = \left(\sqrt{x - 1}\right)^2. Ainsi :

f(x)=x−1x+1=x−1x+1=1−1x1+1xf(x) = \dfrac{\sqrt{x - 1}}{\sqrt{x + 1}} = \sqrt{\dfrac{x - 1}{x + 1}} = \sqrt{\dfrac{1 - \frac{1}{x}}{1 + \frac{1}{x}}}

Quand x→+∞x \to +\infty, 1x→0\dfrac{1}{x} \to 0, donc le quotient sous la racine tend vers 11 et, par continuité de la racine carrée, f(x)→1=1f(x) \to \sqrt{1} = 1.

Affirmation 2 : vraie. Démontrons par récurrence la propriété P(n)\mathcal{P}(n) : wn=(n+1)2w_n = (n + 1)^2.
Initialisation : w0=1=(0+1)2w_0 = 1 = (0 + 1)^2, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.
Hérédité : supposons wn=(n+1)2w_n = (n + 1)^2 pour un entier naturel nn. Alors :

wn+1=(n+1)2+2n+3=n2+2n+1+2n+3=n2+4n+4=(n+2)2w_{n+1} = (n + 1)^2 + 2n + 3 = n^2 + 2n + 1 + 2n + 3 = n^2 + 4n + 4 = (n + 2)^2

donc P(n+1)\mathcal{P}(n + 1) est vraie.
Conclusion : pour tout entier naturel nn, wn=(n+1)2w_n = (n + 1)^2.

Affirmation 3 : vraie.

P(X=1)=(31)p1(1−p)2=3p(1−2p+p2)=3p−6p2+3p3P(X = 1) = \dbinom{3}{1}p^1(1 - p)^2 = 3p(1 - 2p + p^2) = 3p - 6p^2 + 3p^3

Affirmation 4 : fausse. Pour n≥1n \geq 1, une primitive de x↦enxx \mapsto \mathrm{e}^{nx} est x↦1nenxx \mapsto \dfrac{1}{n}\mathrm{e}^{nx}, donc :

vn=[enxn]01=en−1nv_n = \left[\dfrac{\mathrm{e}^{nx}}{n}\right]_0^1 = \dfrac{\mathrm{e}^n - 1}{n}

Par exemple, v1=e−1≠ev_1 = \mathrm{e} - 1 \neq \mathrm{e}. L’oubli de la borne 00 (où e0=1\mathrm{e}^0 = 1) donne la formule de l’affirmation.

Affirmation 5 : fausse. Un coloriage revient à choisir une couleur parmi 33 pour chacune des 1616 cases : c’est une 1616-liste d’éléments d’un ensemble à 33 éléments. Il y a donc 316=43 046 7213^{16} = 43\,046\,721 coloriages, alors que (163)=16×15×146=560\dbinom{16}{3} = \dfrac{16 \times 15 \times 14}{6} = 560 (nombre de façons de choisir 33 cases parmi 1616).

Exercice 3 : géométrie dans l’espace (5 points)

Dans l’espace muni d’un repère orthonormé (O ; ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O \,;\, \vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}\right) de l’espace, on considère les points suivants A(0 ; 0 ; 1)A(0 \,;\, 0 \,;\, 1) ; B(1 ; 2 ; 3)B(1 \,;\, 2 \,;\, 3) ; C(3 ; 3 ; 1)C(3 \,;\, 3 \,;\, 1) ; E(2 ; −2 ; 2)E(2 \,;\, -2 \,;\, 2) ; F(3 ; 0 ; 4)F(3 \,;\, 0 \,;\, 4) et G(5 ; 1 ; 2)G(5 \,;\, 1 \,;\, 2).

1. a. Montrer que les points BB, CC et EE ne sont pas alignés.

b. Justifier que le vecteur AF→\overrightarrow{AF} est normal au plan (BCE)(BCE).

c. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (BCE)(BCE) est x+z−4=0x + z - 4 = 0.

2. a. Montrer que le point GG n’appartient pas au plan (BCE)(BCE).

b. Montrer que les vecteurs BE→\overrightarrow{BE}, BC→\overrightarrow{BC} et AG→\overrightarrow{AG} ne sont pas coplanaires.

c. En déduire que la droite (AG)(AG) et le plan (BCE)(BCE) sont sécants.

Pour la suite de l’exercice, on appellera PP le point d’intersection de la droite (AG)(AG) et du plan (BCE)(BCE).

3. a. Montrer qu’une représentation paramétrique de la droite (AG)(AG) est :

{x=5ty=tz=1+t,t∈R.\left\{\begin{array}{l} x = 5t \\ y = t \\ z = 1 + t \end{array}\right. , \quad t \in \mathbb{R}.

b. En déduire les coordonnées du point PP.

c. Montrer que le point PP est le milieu du segment [EC][EC].

4. Déterminer l’intersection des plans (BCE)(BCE) et (ACG)(ACG).

Corrigé de l’exercice 3

1. a. BC→ (2 ; 1 ; −2)\overrightarrow{BC}\,(2 \,;\, 1 \,;\, -2) et BE→ (1 ; −4 ; −1)\overrightarrow{BE}\,(1 \,;\, -4 \,;\, -1). S’ils étaient colinéaires, il existerait un réel kk tel que BC→=kBE→\overrightarrow{BC} = k\overrightarrow{BE} : la première coordonnée donne k=2k = 2, la deuxième 1=−4k1 = -4k, soit k=−14k = -\dfrac{1}{4}. C’est contradictoire : les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc BB, CC et EE ne sont pas alignés.

b. AF→ (3 ; 0 ; 3)\overrightarrow{AF}\,(3 \,;\, 0 \,;\, 3).

AF→⋅BC→=3×2+0×1+3×(−2)=0AF→⋅BE→=3×1+0×(−4)+3×(−1)=0\overrightarrow{AF} \cdot \overrightarrow{BC} = 3 \times 2 + 0 \times 1 + 3 \times (-2) = 0 \qquad \overrightarrow{AF} \cdot \overrightarrow{BE} = 3 \times 1 + 0 \times (-4) + 3 \times (-1) = 0

AF→\overrightarrow{AF} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BCE)(BCE) : c’est un vecteur normal à ce plan.

c. Le plan (BCE)(BCE) admet une équation de la forme 3x+0y+3z+d=03x + 0y + 3z + d = 0, ou, en divisant par 33, x+z+d′=0x + z + d' = 0. Comme B(1 ; 2 ; 3)B(1 \,;\, 2 \,;\, 3) appartient au plan, 1+3+d′=01 + 3 + d' = 0, d’où d′=−4d' = -4. Une équation de (BCE)(BCE) est x+z−4=0x + z - 4 = 0.

(Contrôle : CC donne 3+1−4=03 + 1 - 4 = 0 et EE donne 2+2−4=02 + 2 - 4 = 0.)

2. a. Pour G(5 ; 1 ; 2)G(5 \,;\, 1 \,;\, 2) : 5+2−4=3≠05 + 2 - 4 = 3 \neq 0, donc G∉(BCE)G \notin (BCE).

b. AG→ (5 ; 1 ; 1)\overrightarrow{AG}\,(5 \,;\, 1 \,;\, 1). Cherchons des réels aa et bb tels que AG→=aBE→+bBC→\overrightarrow{AG} = a\overrightarrow{BE} + b\overrightarrow{BC} :

{5=a+2b1=−4a+b1=−a−2b\left\{\begin{array}{l} 5 = a + 2b \\ 1 = -4a + b \\ 1 = -a - 2b \end{array}\right.

En additionnant la première et la troisième ligne, on obtient 6=06 = 0 : le système n’a pas de solution. AG→\overrightarrow{AG} ne s’écrit pas comme combinaison linéaire de BE→\overrightarrow{BE} et BC→\overrightarrow{BC}, qui ne sont pas colinéaires : les trois vecteurs ne sont pas coplanaires.

c. AG→\overrightarrow{AG} est un vecteur directeur de la droite (AG)(AG), et BE→\overrightarrow{BE}, BC→\overrightarrow{BC} sont deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (BCE)(BCE). Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est coplanaire avec deux vecteurs directeurs du plan. Ce n’est pas le cas ici, donc la droite (AG)(AG) n’est pas parallèle au plan (BCE)(BCE) : elle le coupe en un point unique.

3. a. Pour t=0t = 0, on obtient (0 ; 0 ; 1)(0 \,;\, 0 \,;\, 1), c’est-à-dire le point AA. Le vecteur formé par les coefficients de tt, (5 ; 1 ; 1)(5 \,;\, 1 \,;\, 1), est AG→\overrightarrow{AG}, vecteur directeur de (AG)(AG). Le système proposé est donc une représentation paramétrique de la droite (AG)(AG) (pour t=1t = 1, on retrouve d’ailleurs GG).

b. Le point de paramètre tt de (AG)(AG) est dans (BCE)(BCE) si et seulement si :

5t+(1+t)−4=0  ⟺  6t=3  ⟺  t=125t + (1 + t) - 4 = 0 \iff 6t = 3 \iff t = \dfrac{1}{2}

Donc P(52 ; 12 ; 32)P\left(\dfrac{5}{2} \,;\, \dfrac{1}{2} \,;\, \dfrac{3}{2}\right), soit P(2,5 ; 0,5 ; 1,5)P(2{,}5 \,;\, 0{,}5 \,;\, 1{,}5).

c. Le milieu de [EC][EC], avec E(2 ; −2 ; 2)E(2 \,;\, -2 \,;\, 2) et C(3 ; 3 ; 1)C(3 \,;\, 3 \,;\, 1), a pour coordonnées :

(2+32 ; −2+32 ; 2+12)=(2,5 ; 0,5 ; 1,5)\left(\dfrac{2 + 3}{2} \,;\, \dfrac{-2 + 3}{2} \,;\, \dfrac{2 + 1}{2}\right) = \left(2{,}5 \,;\, 0{,}5 \,;\, 1{,}5\right)

Ce sont les coordonnées de PP : PP est le milieu de [EC][EC].

4. Les points AA, CC, GG définissent bien un plan : AC→ (3 ; 3 ; 0)\overrightarrow{AC}\,(3 \,;\, 3 \,;\, 0) et AG→ (5 ; 1 ; 1)\overrightarrow{AG}\,(5 \,;\, 1 \,;\, 1) ne sont pas colinéaires (troisièmes coordonnées 00 et 11, alors que les premières sont non nulles).

Les deux plans sont distincts : AA appartient à (ACG)(ACG) mais pas à (BCE)(BCE), car 0+1−4=−3≠00 + 1 - 4 = -3 \neq 0. Leur intersection est donc soit vide, soit une droite.

  • CC appartient aux deux plans.
  • PP appartient à la droite (AG)(AG), donc au plan (ACG)(ACG), et à (BCE)(BCE) par définition.

PP et CC sont distincts (car PP est le milieu de [EC][EC] et E≠CE \neq C) : l’intersection des deux plans est la droite (CP)(CP). Comme PP est le milieu de [EC][EC], cette droite est aussi la droite (CE)(CE).

L’intersection des plans (BCE)(BCE) et (ACG)(ACG) est la droite (CE)(CE).

Exercice 4 : étude de la fonction sin(x)/x (5 points)

1. On considère la fonction gg définie sur l’intervalle [0 ; 2π][0 \,;\, 2\pi] par :

g(x)=xcos⁡(x)−sin⁡(x)g(x) = x\cos(x) - \sin(x)

On admet que la fonction gg est dérivable sur l’intervalle [0 ; 2π][0 \,;\, 2\pi] et on note g′g' sa dérivée.

1. a. Montrer que pour tout réel xx de l’intervalle [0 ; 2π][0 \,;\, 2\pi], on a g′(x)=−xsin⁡(x)g'(x) = -x\sin(x).

1. b. On donne le tableau de variations de la fonction gg sur l’intervalle [0 ; 2π][0 \,;\, 2\pi] ci-dessous. Justifier chacun des éléments qui figurent dans ce tableau de variations.

x0π2πg0↘−π↗2π\begin{array}{c|ccccc} x & 0 & & \pi & & 2\pi \\ \hline g & 0 & \searrow & -\pi & \nearrow & 2\pi \end{array}

1. c. Montrer qu’il existe une unique valeur réelle α\alpha dans l’intervalle [π ; 2π][\pi \,;\, 2\pi] telle que g(α)=0g(\alpha) = 0.

1. d. En déduire le tableau de signes de la fonction gg sur l’intervalle [0 ; 2π][0 \,;\, 2\pi].

2. On considère la fonction ff définie sur l’intervalle ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi] par :

f(x)=sin⁡(x)xf(x) = \dfrac{\sin(x)}{x}

On admet que la fonction ff est dérivable sur l’intervalle ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi] et on note f′f' sa dérivée.

a. Montrer que pour tout réel xx de l’intervalle ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi] on a : f′(x)=g(x)x2f'(x) = \dfrac{g(x)}{x^2}.

b. Étudier le signe de la fonction f′f' sur l’intervalle ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi].

c. En déduire le sens de variation de la fonction ff sur l’intervalle ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi].

d. Déterminer la limite de ff en 00. On pourra utiliser le taux d’accroissement de la fonction sinus en 00.

3. On considère deux nombres réels rr et ss qui vérifient l’inégalité : 0<r<s<π0 < r < s < \pi. Montrer que :

rs<sin⁡(r)sin⁡(s)\dfrac{r}{s} < \dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}
Corrigé de l’exercice 4

1. a. On dérive xcos⁡(x)x\cos(x) comme un produit : (xcos⁡x)′=1×cos⁡(x)+x×(−sin⁡(x))(x\cos x)' = 1 \times \cos(x) + x \times (-\sin(x)). Donc :

g′(x)=cos⁡(x)−xsin⁡(x)−cos⁡(x)=−xsin⁡(x)g'(x) = \cos(x) - x\sin(x) - \cos(x) = -x\sin(x)

b. Signe de g′(x)=−xsin⁡(x)g'(x) = -x\sin(x) :

  • sur ]0 ; π[\mathopen{]}0 \,;\, \pi[, x>0x > 0 et sin⁡(x)>0\sin(x) > 0, donc g′(x)<0g'(x) < 0 : gg est strictement décroissante sur [0 ; π][0 \,;\, \pi] ;
  • sur ]π ; 2π[\mathopen{]}\pi \,;\, 2\pi[, x>0x > 0 et sin⁡(x)<0\sin(x) < 0, donc g′(x)>0g'(x) > 0 : gg est strictement croissante sur [π ; 2π][\pi \,;\, 2\pi] ;
  • g′g' s’annule en 00, en π\pi et en 2π2\pi.

Valeurs aux bornes et au changement de sens :

g(0)=0×1−0=0g(π)=π×(−1)−0=−πg(2π)=2π×1−0=2πg(0) = 0 \times 1 - 0 = 0 \qquad g(\pi) = \pi \times (-1) - 0 = -\pi \qquad g(2\pi) = 2\pi \times 1 - 0 = 2\pi

c. Sur [π ; 2π][\pi \,;\, 2\pi], la fonction gg est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec g(π)=−π<0g(\pi) = -\pi < 0 et g(2π)=2π>0g(2\pi) = 2\pi > 0. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation g(x)=0g(x) = 0 admet une unique solution α\alpha dans [π ; 2π][\pi \,;\, 2\pi]. Comme g(π)≠0g(\pi) \neq 0, on a même α>π\alpha > \pi (à la calculatrice, α≈4,49\alpha \approx 4{,}49).

d. Sur ]0 ; π]\mathopen{]}0 \,;\, \pi], gg est strictement décroissante et part de g(0)=0g(0) = 0 : g(x)<0g(x) < 0. Sur [π ; 2π][\pi \,;\, 2\pi], gg est strictement croissante et s’annule en α\alpha : g(x)<0g(x) < 0 sur [π ; α[[\pi \,;\, \alpha[ et g(x)>0g(x) > 0 sur ]α ; 2π]]\alpha \,;\, 2\pi].

x0α2πg(x)0−0+\begin{array}{c|ccccc} x & 0 & & \alpha & & 2\pi \\ \hline g(x) & 0 & - & 0 & + & \end{array}

2. a. On dérive le quotient uv\dfrac{u}{v} avec u(x)=sin⁡(x)u(x) = \sin(x), u′(x)=cos⁡(x)u'(x) = \cos(x), v(x)=xv(x) = x, v′(x)=1v'(x) = 1 :

f′(x)=cos⁡(x)×x−sin⁡(x)×1x2=xcos⁡(x)−sin⁡(x)x2=g(x)x2f'(x) = \dfrac{\cos(x) \times x - \sin(x) \times 1}{x^2} = \dfrac{x\cos(x) - \sin(x)}{x^2} = \dfrac{g(x)}{x^2}

b. Comme x2>0x^2 > 0 sur ]0 ; 2π]\mathopen{]}0 \,;\, 2\pi], f′(x)f'(x) a le signe de g(x)g(x) : f′(x)<0f'(x) < 0 sur ]0 ; α[\mathopen{]}0 \,;\, \alpha[, f′(α)=0f'(\alpha) = 0 et f′(x)>0f'(x) > 0 sur ]α ; 2π]]\alpha \,;\, 2\pi].

c. La fonction ff est strictement décroissante sur ]0 ; α]\mathopen{]}0 \,;\, \alpha] et strictement croissante sur [α ; 2π][\alpha \,;\, 2\pi].

d. Comme sin⁡(0)=0\sin(0) = 0 :

f(x)=sin⁡(x)−sin⁡(0)x−0f(x) = \dfrac{\sin(x) - \sin(0)}{x - 0}

C’est le taux d’accroissement de la fonction sinus entre 00 et xx. La fonction sinus est dérivable en 00, de nombre dérivé cos⁡(0)=1\cos(0) = 1, donc lim⁡x→0f(x)=1\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = 1.

3. On a 0<r<s<π<α0 < r < s < \pi < \alpha, donc rr et ss appartiennent à ]0 ; α]\mathopen{]}0 \,;\, \alpha], où ff est strictement décroissante. Ainsi r<sr < s entraîne f(r)>f(s)f(r) > f(s) :

sin⁡(r)r>sin⁡(s)s\dfrac{\sin(r)}{r} > \dfrac{\sin(s)}{s}

Les nombres rr, ss, sin⁡(r)\sin(r) et sin⁡(s)\sin(s) sont strictement positifs (car rr et ss sont dans ]0 ; π[\mathopen{]}0 \,;\, \pi[). En multipliant les deux membres par le nombre strictement positif rsin⁡(s)\dfrac{r}{\sin(s)}, l’inégalité garde son sens :

sin⁡(r)sin⁡(s)>rsc’est-aˋ-dirers<sin⁡(r)sin⁡(s)\dfrac{\sin(r)}{\sin(s)} > \dfrac{r}{s} \qquad\text{c’est-à-dire}\qquad \dfrac{r}{s} < \dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}

Sujet officiel

26-MATJ1JA1 · session 2026

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