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Bac spécialité · session 2026 · Jour 1, Antilles-Guyane

Bac 2026, spécialité maths, jour 1 (Antilles-Guyane) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths du 16 juin 2026 aux Antilles-Guyane : réacteurs et Bienaymé-Tchebychev, médicament (équation différentielle, suite), espace, x ln(2x − 1).

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
PDF

Cherche chaque question avant d’ouvrir son corrigé. L’énoncé est le sujet officiel ressaisi ; les corrigés sont rédigés par Bac-Maths.

Format : mardi 16 juin 2026, 4 heures, quatre exercices, calculatrice en mode examen autorisée. La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements comptent dans la note ; les traces de recherche, même incomplètes, sont valorisées.

Exercice 1 : contrôle des réacteurs nucléaires (4 points)

Partie A

L’agence de sûreté nucléaire ASNR contrôle les installations des centrales nucléaires afin de garantir leur sécurité et leur conformité. La fréquence des contrôles dépend de l’état du réacteur.

On considère que dans le parc nucléaire français :

  • 20 %20\,\% des réacteurs sont en arrêt pour maintenance ;
  • 5 %5\,\% des réacteurs fonctionnent au ralenti ;
  • le reste des réacteurs du parc nucléaire est en état de fonctionnement normal.

On considère également que parmi les réacteurs en arrêt, 85 %85\,\% sont contrôlés et que parmi les réacteurs fonctionnant au ralenti, 60 %60\,\% sont contrôlés.

On choisit au hasard un réacteur dans le parc nucléaire français, et on note :

  • AA l’événement « Le réacteur est en arrêt » ;
  • RR l’événement « Le réacteur fonctionne au ralenti » ;
  • NN l’événement « Le réacteur fonctionne normalement » ;
  • CC l’événement « Le réacteur subit un contrôle ».

Pour un événement quelconque EE, on désigne par E‾\overline{E} son événement contraire et par P(E)P(E) sa probabilité.

On note xx la probabilité que le réacteur subisse un contrôle sachant qu’il fonctionne normalement, c’est-à-dire x=PN(C)x = P_N(C).

Arbre pondéré : de la racine partent trois branches vers A, R et N, avec des pointillés ; de chacun de ces nœuds partent C et C barre. Toutes les probabilités sont en pointillés, sauf x sur la branche de N vers C

1. Recopier l’arbre des probabilités ci-dessus en complétant les pointillés à l’aide des données de l’énoncé.

2. Calculer la probabilité que le réacteur soit en arrêt et qu’il subisse un contrôle.

On sait de plus que la probabilité qu’un réacteur du parc nucléaire soit contrôlé est égale à 0,350{,}35.

3. Montrer que la probabilité xx est égale à 0,20{,}2.

4. Le réacteur choisi subit un contrôle. Déterminer la probabilité qu’il fonctionne normalement.

Corrigé de la partie A

1. Les trois états forment une partition : P(A)=0,2P(A) = 0{,}2, P(R)=0,05P(R) = 0{,}05 et P(N)=1−0,2−0,05=0,75P(N) = 1 - 0{,}2 - 0{,}05 = 0{,}75.

  • Branches issues de AA : PA(C)=0,85P_A(C) = 0{,}85 et PA(C‾)=0,15P_A(\overline{C}) = 0{,}15.
  • Branches issues de RR : PR(C)=0,6P_R(C) = 0{,}6 et PR(C‾)=0,4P_R(\overline{C}) = 0{,}4.
  • Branches issues de NN : PN(C)=xP_N(C) = x et PN(C‾)=1−xP_N(\overline{C}) = 1 - x.

2. P(A∩C)=P(A)×PA(C)=0,2×0,85=0,17P(A \cap C) = P(A) \times P_A(C) = 0{,}2 \times 0{,}85 = 0{,}17.

3. AA, RR et NN forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :

P(C)=P(A∩C)+P(R∩C)+P(N∩C)=0,17+0,05×0,6+0,75x=0,2+0,75xP(C) = P(A \cap C) + P(R \cap C) + P(N \cap C) = 0{,}17 + 0{,}05 \times 0{,}6 + 0{,}75x = 0{,}2 + 0{,}75x

Comme P(C)=0,35P(C) = 0{,}35 : 0,75x=0,150{,}75x = 0{,}15, donc x=0,150,75=0,2x = \dfrac{0{,}15}{0{,}75} = 0{,}2.

4. On cherche PC(N)P_C(N). On a P(N∩C)=0,75×0,2=0,15P(N \cap C) = 0{,}75 \times 0{,}2 = 0{,}15, donc :

PC(N)=P(N∩C)P(C)=0,150,35=37≈0,43P_C(N) = \dfrac{P(N \cap C)}{P(C)} = \dfrac{0{,}15}{0{,}35} = \dfrac{3}{7} \approx 0{,}43

Partie B

Dans le Sud de la France, on compte 1212 réacteurs nucléaires qu’on numérote de 11 à 1212.

On sait que lorsque le réacteur fonctionne normalement, sa production journalière est égale à 1616 GWh (gigawattheure), lorsque le réacteur fonctionne au ralenti, sa production journalière est réduite à 1010 GWh et enfin lorsque le réacteur est à l’arrêt, sa production journalière est nulle.

On rappelle que P(N)=0,75P(N) = 0{,}75, P(R)=0,05P(R) = 0{,}05 et P(A)=0,20P(A) = 0{,}20.

1. On désigne par XX la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh d’un réacteur.

1. a. Recopier le tableau ci-dessous et compléter les pointillés donnant la loi de probabilité de la variable aléatoire XX. On notera kk les valeurs prises par la variable aléatoire XX et pkp_k les probabilités égales à P(X=k)P(X = k).

kk 00 … …
pkp_k 0,200{,}20 … …

1. b. Montrer que l’espérance E(X)E(X) de la variable aléatoire XX est égale à 12,512{,}5 et que sa variance V(X)V(X) est égale à 40,7540{,}75.

2. Pour tout entier naturel ii compris entre 11 et 1212, on note XiX_i la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh du ii-ème réacteur. Ainsi, par exemple, X2X_2 désigne la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh du 22-ième réacteur.

On suppose que les variables X1,X2,…,X12X_1, X_2, \ldots, X_{12} suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire XX, et qu’elles sont indépendantes.

On considère la variable aléatoire SS qui donne la production totale journalière des 1212 réacteurs. On a ainsi S=X1+X2+⋯+X12S = X_1 + X_2 + \cdots + X_{12}. On note E(S)E(S) l’espérance de la variable aléatoire SS et V(S)V(S) sa variance.

2. a. Montrer que E(S)=150E(S) = 150 et V(S)=489V(S) = 489.

2. b. Afin d’éviter le risque de surcharge du réseau et de couvrir l’ensemble des besoins en électricité, la production totale journalière des 1212 réacteurs doit être comprise strictement entre 100100 GWh et 200200 GWh.

Peut-on affirmer que la probabilité d’éviter le risque de surcharge et de couvrir l’ensemble des besoins en électricité est supérieure à 0,800{,}80 ? Justifier.

Corrigé de la partie B

1. a. XX vaut 00 si le réacteur est à l’arrêt, 1010 s’il fonctionne au ralenti et 1616 s’il fonctionne normalement.

kk 00 1010 1616
pkp_k 0,200{,}20 0,050{,}05 0,750{,}75

b.

E(X)=0×0,20+10×0,05+16×0,75=0,5+12=12,5E(X) = 0 \times 0{,}20 + 10 \times 0{,}05 + 16 \times 0{,}75 = 0{,}5 + 12 = 12{,}5

E(X2)=100×0,05+256×0,75=5+192=197E(X^2) = 100 \times 0{,}05 + 256 \times 0{,}75 = 5 + 192 = 197, donc :

V(X)=E(X2)−E(X)2=197−156,25=40,75V(X) = E(X^2) - E(X)^2 = 197 - 156{,}25 = 40{,}75

2. a. Par linéarité de l’espérance : E(S)=12×E(X)=12×12,5=150E(S) = 12 \times E(X) = 12 \times 12{,}5 = 150.

Les variables X1,…,X12X_1, \ldots, X_{12} étant indépendantes, la variance de leur somme est la somme de leurs variances : V(S)=12×V(X)=12×40,75=489V(S) = 12 \times V(X) = 12 \times 40{,}75 = 489.

b. Oui. On a 100<S<200  ⟺  −50<S−150<50  ⟺  ∣S−150∣<50100 < S < 200 \iff -50 < S - 150 < 50 \iff |S - 150| < 50. D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :

P(∣S−150∣≥50)≤V(S)502=4892 500=0,195 6P(|S - 150| \geq 50) \leq \dfrac{V(S)}{50^2} = \dfrac{489}{2\,500} = 0{,}195\,6

Par passage à l’événement contraire :

P(100<S<200)=1−P(∣S−150∣≥50)≥1−0,195 6=0,804 4P(100 < S < 200) = 1 - P(|S - 150| \geq 50) \geq 1 - 0{,}195\,6 = 0{,}804\,4

La probabilité d’éviter la surcharge tout en couvrant les besoins est au moins 0,804 40{,}804\,4, donc supérieure à 0,800{,}80.

Exercice 2 : deux protocoles d’administration d’un médicament (6 points)

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

La notice du médicament indique que :

  • le traitement doit durer au moins 77 h ;
  • lorsque sa quantité, en mg, présente dans le sang est supérieure ou égale à 33 mg, il y a un risque de toxicité.

On s’intéresse à la quantité de médicament présente dans le sang au cours du temps sachant que le patient reçoit une première dose de 11 mg.

Deux protocoles sont étudiés dans les deux parties qui sont indépendantes.

Partie A : étude du premier protocole

Après l’injection de la première dose, une quantité supplémentaire de médicament est administrée régulièrement et de façon continue à un patient mis sous perfusion.

Dans cette partie, on modélise la quantité de médicament présente dans le sang du patient par une fonction qq définie sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, où q(t)q(t) désigne la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient, et tt représente le temps, en heure, écoulé depuis l’injection initiale. On a ainsi q(0)=1q(0) = 1.

On admet que :

  • la fonction qq est dérivable sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[} et on note q′q' sa fonction dérivée ;
  • la fonction qq est solution sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[} de l’équation différentielle (E)(E) :
y′=−310 y+1y' = -\dfrac{3}{10}\,y + 1

où yy est une fonction de la variable réelle tt, définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, et y′y' sa fonction dérivée.

1. Donner les solutions sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[} de l’équation différentielle (E)(E).

2. Montrer que pour tout réel tt appartenant à [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}, q(t)=103−73e−310tq(t) = \dfrac{10}{3} - \dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}.

3. Déterminer la limite de la fonction qq en +∞+\infty. Interpréter cette valeur dans le contexte de l’exercice.

4. Étudier les variations de la fonction qq sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

5. Déterminer, en résolvant une inéquation, au bout de combien de temps après l’injection initiale le médicament présente un risque pour le patient. On donnera la valeur exacte puis une valeur approchée à 10−110^{-1}.

6. D’après ce modèle, le protocole présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

Corrigé de la partie A

1. (E)(E) est de la forme y′=ay+by' = ay + b avec a=−310a = -\dfrac{3}{10} et b=1b = 1. La solution constante est −ba=103-\dfrac{b}{a} = \dfrac{10}{3}. Les solutions de (E)(E) sont les fonctions :

t↦Ke−310t+103,K∈Rt \mapsto K\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} + \dfrac{10}{3}, \qquad K \in \mathbb{R}

2. qq est l’une de ces solutions : q(t)=Ke−310t+103q(t) = K\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} + \dfrac{10}{3}. Comme q(0)=1q(0) = 1 : K+103=1K + \dfrac{10}{3} = 1, donc K=−73K = -\dfrac{7}{3}, et q(t)=103−73e−310tq(t) = \dfrac{10}{3} - \dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}.

3. Quand t→+∞t \to +\infty, −310t→−∞-\dfrac{3}{10}t \to -\infty, donc e−310t→0\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} \to 0 et :

lim⁡t→+∞q(t)=103≈3,33\lim_{t \to +\infty} q(t) = \dfrac{10}{3} \approx 3{,}33

Sur le long terme, la quantité de médicament dans le sang se stabilise autour de 103\dfrac{10}{3} mg, soit environ 3,333{,}33 mg.

4. q′(t)=−73×(−310)e−310t=710e−310tq'(t) = -\dfrac{7}{3} \times \left(-\dfrac{3}{10}\right)\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} = \dfrac{7}{10}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}. Une exponentielle est strictement positive, donc q′(t)>0q'(t) > 0 : la fonction qq est strictement croissante sur [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

5. Il y a risque quand q(t)≥3q(t) \geq 3 :

103−73e−310t≥3  ⟺  73e−310t≤13  ⟺  e−310t≤17\dfrac{10}{3} - \dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} \geq 3 \iff \dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} \leq \dfrac{1}{3} \iff \mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t} \leq \dfrac{1}{7}

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} :

−310t≤ln⁡17=−ln⁡7  ⟺  t≥10ln⁡73-\dfrac{3}{10}t \leq \ln\dfrac{1}{7} = -\ln 7 \iff t \geq \dfrac{10\ln 7}{3}

Le médicament présente un risque à partir de t=10ln⁡73t = \dfrac{10\ln 7}{3} heures, soit environ 6,56{,}5 h après l’injection initiale.

6. Oui. Le traitement doit durer au moins 77 h, or dès 10ln⁡73≈6,5\dfrac{10\ln 7}{3} \approx 6{,}5 h la quantité de médicament atteint 33 mg, puis elle reste au-dessus puisque qq est croissante. Par exemple, q(7)≈3,05≥3q(7) \approx 3{,}05 \geq 3 : ce protocole présente un risque de toxicité.

Partie B : étude du second protocole

On injecte au patient une première dose de médicament de 11 mg. On admet que la quantité de médicament présente dans le sang du patient baisse de 30 %30\,\% toutes les heures. Pour compenser cette baisse, on injecte une dose supplémentaire de 0,750{,}75 mg de médicament toutes les heures.

On modélise la situation par une suite (un)(u_n), où, pour tout entier naturel nn, unu_n représente la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient au bout de nn heures écoulées depuis l’injection initiale.

Sous ces conditions, on a u0=1u_0 = 1.

1. Justifier que pour tout entier naturel nn, un+1=0,7×un+0,75u_{n+1} = 0{,}7 \times u_n + 0{,}75.

2. a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel nn, un≤un+1≤4u_n \leq u_{n+1} \leq 4.

b. En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

c. Déterminer la limite ℓ\ell de la suite (un)(u_n).

d. D’après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

3. On considère la suite (vn)(v_n) définie, pour tout entier naturel nn, par vn=un−2,5v_n = u_n - 2{,}5.

a. Montrer que (vn)(v_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le terme initial.

b. Montrer que pour tout entier naturel nn, un=2,5−1,5×0,7nu_n = 2{,}5 - 1{,}5 \times 0{,}7^n.

4. D’après ce modèle, au bout de combien d’injections supplémentaires la quantité de médicament présente dans le sang de ce patient dépasse-t-elle 2,42{,}4 mg ?

Corrigé de la partie B

1. En une heure, la quantité unu_n baisse de 30 %30\,\% : il en reste (1−0,3)un=0,7un(1 - 0{,}3)u_n = 0{,}7u_n. On ajoute ensuite la dose de 0,750{,}75 mg : un+1=0,7un+0,75u_{n+1} = 0{,}7u_n + 0{,}75.

2. a. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) : « un≤un+1≤4u_n \leq u_{n+1} \leq 4 ».

Initialisation : u0=1u_0 = 1 et u1=0,7+0,75=1,45u_1 = 0{,}7 + 0{,}75 = 1{,}45. On a bien 1≤1,45≤41 \leq 1{,}45 \leq 4 : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie pour un entier nn, soit un≤un+1≤4u_n \leq u_{n+1} \leq 4. On multiplie par 0,7>00{,}7 > 0 puis on ajoute 0,750{,}75 :

0,7un+0,75≤0,7un+1+0,75≤0,7×4+0,750{,}7u_n + 0{,}75 \leq 0{,}7u_{n+1} + 0{,}75 \leq 0{,}7 \times 4 + 0{,}75

c’est-à-dire un+1≤un+2≤3,55u_{n+1} \leq u_{n+2} \leq 3{,}55, et comme 3,55≤43{,}55 \leq 4 : P(n+1)\mathcal{P}(n + 1) est vraie.

Conclusion : pour tout entier naturel nn, un≤un+1≤4u_n \leq u_{n+1} \leq 4.

b. La suite (un)(u_n) est croissante (car un≤un+1u_n \leq u_{n+1}) et majorée par 44 : d’après le théorème de convergence monotone, elle converge.

c. La fonction x↦0,7x+0,75x \mapsto 0{,}7x + 0{,}75 est continue, donc la limite ℓ\ell vérifie ℓ=0,7ℓ+0,75\ell = 0{,}7\ell + 0{,}75, soit 0,3ℓ=0,750{,}3\ell = 0{,}75 et ℓ=2,5\ell = 2{,}5.

d. Non. La suite (un)(u_n) est croissante et converge vers 2,52{,}5 : tous ses termes sont inférieurs ou égaux à sa limite, donc un≤2,5<3u_n \leq 2{,}5 < 3 pour tout nn. La quantité de médicament n’atteint jamais le seuil de toxicité de 33 mg : ce traitement ne présente pas de risque.

3. a. Pour tout entier naturel nn :

vn+1=un+1−2,5=0,7un+0,75−2,5=0,7un−1,75=0,7(un−2,5)=0,7vnv_{n+1} = u_{n+1} - 2{,}5 = 0{,}7u_n + 0{,}75 - 2{,}5 = 0{,}7u_n - 1{,}75 = 0{,}7(u_n - 2{,}5) = 0{,}7v_n

(vn)(v_n) est géométrique de raison 0,70{,}7 et de terme initial v0=u0−2,5=−1,5v_0 = u_0 - 2{,}5 = -1{,}5.

b. Pour tout entier naturel nn, vn=−1,5×0,7nv_n = -1{,}5 \times 0{,}7^n, donc un=vn+2,5=2,5−1,5×0,7nu_n = v_n + 2{,}5 = 2{,}5 - 1{,}5 \times 0{,}7^n.

4. On résout un>2,4u_n > 2{,}4 :

2,5−1,5×0,7n>2,4  ⟺  1,5×0,7n<0,1  ⟺  0,7n<1152{,}5 - 1{,}5 \times 0{,}7^n > 2{,}4 \iff 1{,}5 \times 0{,}7^n < 0{,}1 \iff 0{,}7^n < \dfrac{1}{15}

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante, et ln⁡(0,7)<0\ln(0{,}7) < 0 (on change donc le sens de l’inégalité en divisant) :

nln⁡(0,7)<−ln⁡15  ⟺  n>−ln⁡15ln⁡(0,7)≈7,59n\ln(0{,}7) < -\ln 15 \iff n > \dfrac{-\ln 15}{\ln(0{,}7)} \approx 7{,}59

Le plus petit entier qui convient est n=8n = 8. Vérification : u7≈2,376u_7 \approx 2{,}376 et u8≈2,414u_8 \approx 2{,}414. Comme unu_n est la quantité juste après la nn-ième injection supplémentaire, la quantité dépasse 2,42{,}4 mg au bout de 8 injections supplémentaires.

Exercice 3 : vrai ou faux en géométrie dans l’espace (4 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier la réponse donnée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

L’espace est muni d’un repère orthonormé (O ; ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O \,;\, \vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}\right).

On considère :

  • les points S(−1 ; 2 ; −4)S\left(-1 \,;\, \sqrt{2} \,;\, -4\right), A(2 ; 2 ; −1)A\left(2 \,;\, \sqrt{2} \,;\, -1\right), B(1 ; 2 ; 0)B\left(1 \,;\, \sqrt{2} \,;\, 0\right) et C(2 ; 0 ; −1)C(2 \,;\, 0 \,;\, -1) ;
  • la droite dd dont une représentation paramétrique est donnée par :
{x=2−ky=2 kz=−1−k,k∈R ;\left\{\begin{array}{l} x = 2 - k \\ y = \sqrt{2}\,k \\ z = -1 - k \end{array}\right. , \quad k \in \mathbb{R} \,;
  • le plan PP dont une équation cartésienne est : x−z+1=0x - z + 1 = 0.

On admet que les points AA, BB et CC ne sont pas alignés.

Affirmation 1 : le vecteur SA→\overrightarrow{SA} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).

Affirmation 2 : les droites (SB)(SB) et dd sont sécantes.

Affirmation 3 : la droite dd est parallèle au plan PP.

Affirmation 4 : le projeté orthogonal de SS sur le plan PP est le point HH de coordonnées (−3 ; 2 ; −2)\left(-3 \,;\, \sqrt{2} \,;\, -2\right).

Corrigé de l’exercice 3

Affirmation 1 : vraie. On a SA→ (3 ; 0 ; 3)\overrightarrow{SA}\,(3 \,;\, 0 \,;\, 3), AB→ (−1 ; 0 ; 1)\overrightarrow{AB}\,(-1 \,;\, 0 \,;\, 1) et AC→ (0 ; −2 ; 0)\overrightarrow{AC}\,\left(0 \,;\, -\sqrt{2} \,;\, 0\right).

SA→⋅AB→=−3+0+3=0SA→⋅AC→=0+0+0=0\overrightarrow{SA} \cdot \overrightarrow{AB} = -3 + 0 + 3 = 0 \qquad \overrightarrow{SA} \cdot \overrightarrow{AC} = 0 + 0 + 0 = 0

Comme AA, BB et CC ne sont pas alignés, AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} sont deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC)(ABC). SA→\overrightarrow{SA}, non nul, est orthogonal à chacun d’eux : c’est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).

Affirmation 2 : fausse. SB→ (2 ; 0 ; 4)\overrightarrow{SB}\,(2 \,;\, 0 \,;\, 4), donc une représentation paramétrique de (SB)(SB) est x=−1+2sx = -1 + 2s, y=2y = \sqrt{2}, z=−4+4sz = -4 + 4s (s∈Rs \in \mathbb{R}). Un point commun vérifierait :

{2−k=−1+2s2 k=2−1−k=−4+4s\left\{\begin{array}{l} 2 - k = -1 + 2s \\ \sqrt{2}\,k = \sqrt{2} \\ -1 - k = -4 + 4s \end{array}\right.

La deuxième ligne donne k=1k = 1, puis la première s=1s = 1. La troisième devient −2=0-2 = 0 : impossible. Les droites n’ont aucun point commun, elles ne sont pas sécantes. (Leurs vecteurs directeurs (2 ; 0 ; 4)(2 \,;\, 0 \,;\, 4) et (−1 ; 2 ; −1)\left(-1 \,;\, \sqrt{2} \,;\, -1\right) ne sont pas colinéaires : elles sont même non coplanaires.)

Affirmation 3 : vraie. Un vecteur directeur de dd est u⃗ (−1 ; 2 ; −1)\vec{u}\,\left(-1 \,;\, \sqrt{2} \,;\, -1\right) et un vecteur normal à PP est n⃗ (1 ; 0 ; −1)\vec{n}\,(1 \,;\, 0 \,;\, -1).

u⃗⋅n⃗=−1+0+1=0\vec{u} \cdot \vec{n} = -1 + 0 + 1 = 0

u⃗\vec{u} est orthogonal à n⃗\vec{n} : la droite dd est parallèle au plan PP. (Le point de dd obtenu pour k=0k = 0, qui est C(2 ; 0 ; −1)C(2 \,;\, 0 \,;\, -1), vérifie 2+1+1=4≠02 + 1 + 1 = 4 \neq 0 : dd est même strictement parallèle à PP.)

Affirmation 4 : vraie. Deux conditions à vérifier.

  • HH appartient à PP : −3−(−2)+1=0-3 - (-2) + 1 = 0.
  • SH→ (−2 ; 0 ; 2)=−2n⃗\overrightarrow{SH}\,(-2 \,;\, 0 \,;\, 2) = -2\vec{n} est colinéaire au vecteur normal n⃗ (1 ; 0 ; −1)\vec{n}\,(1 \,;\, 0 \,;\, -1) : la droite (SH)(SH) est orthogonale à PP.

HH est donc le projeté orthogonal de SS sur PP.

Exercice 4 : étude de x ln(2x − 1) (6 points)

Partie A : lecture graphique

On considère une fonction ff définie et deux fois dérivable sur l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[. On note f′f' sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde.

On a tracé, dans un repère orthogonal, la courbe de la fonction ff, notée C\mathcal{C}, ainsi que la tangente TT à C\mathcal{C} au point A(1 ; 0)A(1 \,;\, 0). On précise que TT passe par le point B(0 ; −2)B(0 \,;\, -2).

Repère orthogonal : la courbe C part vers le bas le long de la verticale x = 0,5, monte en passant sous la tangente puis la traverse au point A(1 ; 0) et reste au-dessus ensuite, jusqu’à environ 6,5 vers x = 3,6 ; la tangente T en pointillés passe par B(0 ; −2) et A(1 ; 0)

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l’aide du graphique.

1. Déterminer f′(1)f'(1).

2. La fonction ff est-elle concave sur ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[ ?

3. Déterminer f′′(1)f''(1).

Corrigé de la partie A

1. f′(1)f'(1) est le coefficient directeur de la tangente TT, qui passe par A(1 ; 0)A(1 \,;\, 0) et B(0 ; −2)B(0 \,;\, -2) :

f′(1)=0−(−2)1−0=2f'(1) = \dfrac{0 - (-2)}{1 - 0} = 2

2. Non. Une fonction concave a sa courbe en dessous de chacune de ses tangentes. Or, pour x>1x > 1, la courbe C\mathcal{C} est au-dessus de sa tangente TT. Graphiquement, ff semble concave sur ]12 ; 1]\left]\dfrac{1}{2} \,;\, 1\right] (courbe sous TT) et convexe sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

3. Au point AA, la courbe traverse sa tangente : AA est un point d’inflexion, où f′′f'' s’annule en changeant de signe. Donc f′′(1)=0f''(1) = 0.

Partie B : étude de fonction

On admet que la fonction représentée graphiquement dans la partie A est définie sur l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[ par :

f(x)=xln⁡(2x−1)f(x) = x\ln(2x - 1)

où ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.

On rappelle que :

  • la fonction ff est deux fois dérivable sur l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[, que f′f' désigne sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde ;
  • C\mathcal{C} désigne la courbe représentative de la fonction ff sur l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[.

1. Déterminer, en justifiant, la limite de la fonction ff en 12\dfrac{1}{2}. En déduire une interprétation graphique.

2. Résoudre l’équation f(x)=0f(x) = 0 sur l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[.

3. On admet que pour tout réel xx appartenant à l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[ :

f′(x)=ln⁡(2x−1)+2x2x−1.f'(x) = \ln(2x - 1) + \dfrac{2x}{2x - 1}.

3. a. Montrer que pour tout réel xx appartenant à l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[ :

f′′(x)=4(x−1)(2x−1)2.f''(x) = \dfrac{4(x - 1)}{(2x - 1)^2}.

3. b. Montrer que C\mathcal{C} admet un unique point d’inflexion et que ce point est l’intersection de C\mathcal{C} avec l’axe des abscisses.

4. a. Montrer que la fonction ff est positive sur l’intervalle [1 ; 2][1 \,;\, 2].

4. b. On admet que pour tout xx appartenant à l’intervalle ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[, on a :

x22x−1=12x+14+18×22x−1.\dfrac{x^2}{2x - 1} = \dfrac{1}{2}x + \dfrac{1}{4} + \dfrac{1}{8} \times \dfrac{2}{2x - 1}.

Montrer que :

∫12x22x−1 dx=1+18ln⁡(3).\int_1^2 \dfrac{x^2}{2x - 1}\,\mathrm{d}x = 1 + \dfrac{1}{8}\ln(3).

4. c. On note A\mathcal{A} l’aire du domaine délimité par la courbe C\mathcal{C}, l’axe des abscisses et les droites d’équation x=1x = 1 et x=2x = 2.

En vous aidant d’une intégration par parties, déterminer la valeur exacte de l’aire A\mathcal{A} en unité d’aire.

Corrigé de la partie B

1. Quand x→12x \to \dfrac{1}{2} avec x>12x > \dfrac{1}{2}, 2x−1→0+2x - 1 \to 0^+, donc ln⁡(2x−1)→−∞\ln(2x - 1) \to -\infty. Comme x→12>0x \to \dfrac{1}{2} > 0, par produit :

lim⁡x→12+f(x)=−∞\lim_{x \to \frac{1}{2}^+} f(x) = -\infty

La droite d’équation x=12x = \dfrac{1}{2} est asymptote verticale à la courbe C\mathcal{C}.

2. Un produit est nul si et seulement si l’un de ses facteurs est nul. x=0x = 0 n’appartient pas à l’intervalle, donc :

f(x)=0  ⟺  ln⁡(2x−1)=0  ⟺  2x−1=1  ⟺  x=1f(x) = 0 \iff \ln(2x - 1) = 0 \iff 2x - 1 = 1 \iff x = 1

L’ensemble des solutions est {1}\{1\}.

3. a. On dérive f′f'. La dérivée de ln⁡(2x−1)\ln(2x - 1) est 22x−1\dfrac{2}{2x - 1}. Pour 2x2x−1\dfrac{2x}{2x - 1}, on utilise la dérivée d’un quotient avec u=2xu = 2x, u′=2u' = 2, v=2x−1v = 2x - 1, v′=2v' = 2 :

(2x2x−1)′=2(2x−1)−2x×2(2x−1)2=−2(2x−1)2\left(\dfrac{2x}{2x - 1}\right)' = \dfrac{2(2x - 1) - 2x \times 2}{(2x - 1)^2} = \dfrac{-2}{(2x - 1)^2}

On met au même dénominateur :

f′′(x)=2(2x−1)(2x−1)2−2(2x−1)2=4x−4(2x−1)2=4(x−1)(2x−1)2f''(x) = \dfrac{2(2x - 1)}{(2x - 1)^2} - \dfrac{2}{(2x - 1)^2} = \dfrac{4x - 4}{(2x - 1)^2} = \dfrac{4(x - 1)}{(2x - 1)^2}

b. Sur ]12 ; +∞[\left]\dfrac{1}{2} \,;\, +\infty\right[, (2x−1)2>0(2x - 1)^2 > 0 : f′′(x)f''(x) est du signe de x−1x - 1.

x121+∞f′′(x)−0+fconcaveconvexe\begin{array}{c|ccccc} x & \frac{1}{2} & & 1 & & +\infty \\ \hline f''(x) & & - & 0 & + & \\ \hline f & & \text{concave} & & \text{convexe} & \end{array}

f′′f'' s’annule en changeant de signe uniquement en x=1x = 1 : C\mathcal{C} admet un unique point d’inflexion, d’abscisse 11. Son ordonnée est f(1)=1×ln⁡1=0f(1) = 1 \times \ln 1 = 0 : c’est le point (1 ; 0)(1 \,;\, 0), c’est-à-dire le point AA. D’après la question 2, c’est le seul point d’intersection de C\mathcal{C} avec l’axe des abscisses.

4. a. Pour x∈[1 ; 2]x \in [1 \,;\, 2] : x>0x > 0 et 2x−1≥12x - 1 \geq 1, donc ln⁡(2x−1)≥0\ln(2x - 1) \geq 0. Par produit, f(x)≥0f(x) \geq 0.

b. On intègre l’égalité admise terme à terme. Une primitive de 22x−1\dfrac{2}{2x - 1} est ln⁡(2x−1)\ln(2x - 1) (de la forme u′u\dfrac{u'}{u} avec u>0u > 0), donc une primitive de x↦x22x−1x \mapsto \dfrac{x^2}{2x - 1} est x↦x24+x4+18ln⁡(2x−1)x \mapsto \dfrac{x^2}{4} + \dfrac{x}{4} + \dfrac{1}{8}\ln(2x - 1).

∫12x22x−1 dx=(1+12+18ln⁡3)−(14+14+18ln⁡1)=1+18ln⁡3\int_1^2 \dfrac{x^2}{2x - 1}\,\mathrm{d}x = \left(1 + \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{8}\ln 3\right) - \left(\dfrac{1}{4} + \dfrac{1}{4} + \dfrac{1}{8}\ln 1\right) = 1 + \dfrac{1}{8}\ln 3

c. D’après la question 4. a, f≥0f \geq 0 sur [1 ; 2][1 \,;\, 2], donc A=∫12xln⁡(2x−1) dx\mathcal{A} = \displaystyle\int_1^2 x\ln(2x - 1)\,\mathrm{d}x.

On intègre par parties avec u(x)=ln⁡(2x−1)u(x) = \ln(2x - 1), u′(x)=22x−1u'(x) = \dfrac{2}{2x - 1}, v′(x)=xv'(x) = x, v(x)=x22v(x) = \dfrac{x^2}{2} (fonctions dérivables à dérivées continues sur [1 ; 2][1 \,;\, 2]) :

A=[x22ln⁡(2x−1)]12−∫12x22×22x−1 dx=2ln⁡3−∫12x22x−1 dx\mathcal{A} = \left[\dfrac{x^2}{2}\ln(2x - 1)\right]_1^2 - \int_1^2 \dfrac{x^2}{2} \times \dfrac{2}{2x - 1}\,\mathrm{d}x = 2\ln 3 - \int_1^2 \dfrac{x^2}{2x - 1}\,\mathrm{d}x

Avec la question 4. b :

A=2ln⁡3−1−18ln⁡3=158ln⁡3−1≈1,06 u.a.\mathcal{A} = 2\ln 3 - 1 - \dfrac{1}{8}\ln 3 = \dfrac{15}{8}\ln 3 - 1 \approx 1{,}06 \text{ u.a.}

Partie C : généralisation

On désigne par aa un réel strictement positif et par faf_a la fonction définie sur l’intervalle ]1a ; +∞[\left]\dfrac{1}{a} \,;\, +\infty\right[ par :

fa(x)=xln⁡(ax−1).f_a(x) = x\ln(ax - 1).

On admet que faf_a est deux fois dérivable sur l’intervalle ]1a ; +∞[\left]\dfrac{1}{a} \,;\, +\infty\right[. On note fa′f_a' sa fonction dérivée, fa′′f_a'' sa fonction dérivée seconde, et Ca\mathcal{C}_a sa représentation graphique.

On admet que pour tout xx appartenant à l’intervalle ]1a ; +∞[\left]\dfrac{1}{a} \,;\, +\infty\right[ :

fa′′(x)=a(ax−2)(ax−1)2.f_a''(x) = \dfrac{a(ax - 2)}{(ax - 1)^2}.

1. Montrer que pour tout réel aa strictement positif, la courbe Ca\mathcal{C}_a admet un unique point d’inflexion AaA_a.

2. Montrer que les points AaA_a sont alignés, aa appartenant à l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

Corrigé de la partie C

1. Sur ]1a ; +∞[\left]\dfrac{1}{a} \,;\, +\infty\right[, (ax−1)2>0(ax - 1)^2 > 0 et a>0a > 0 : fa′′(x)f_a''(x) est du signe de ax−2ax - 2. Comme a>0a > 0 :

ax−2<0  ⟺  x<2aax−2>0  ⟺  x>2aax - 2 < 0 \iff x < \dfrac{2}{a} \qquad ax - 2 > 0 \iff x > \dfrac{2}{a}

Et 2a>1a\dfrac{2}{a} > \dfrac{1}{a}, donc 2a\dfrac{2}{a} appartient bien à l’intervalle. fa′′f_a'' est négative sur ]1a ; 2a[\left]\dfrac{1}{a} \,;\, \dfrac{2}{a}\right[, s’annule en 2a\dfrac{2}{a} et est positive sur ]2a ; +∞[\left]\dfrac{2}{a} \,;\, +\infty\right[ : elle change de signe en un seul point. Ca\mathcal{C}_a admet donc un unique point d’inflexion AaA_a, d’abscisse 2a\dfrac{2}{a}.

2. L’ordonnée de AaA_a est :

fa(2a)=2aln⁡(a×2a−1)=2aln⁡1=0f_a\left(\dfrac{2}{a}\right) = \dfrac{2}{a}\ln\left(a \times \dfrac{2}{a} - 1\right) = \dfrac{2}{a}\ln 1 = 0

Donc Aa(2a ; 0)A_a\left(\dfrac{2}{a} \,;\, 0\right) : tous les points AaA_a sont sur l’axe des abscisses, ils sont alignés. (On retrouve le point A(1 ; 0)A(1 \,;\, 0) de la partie B pour a=2a = 2.)

Sujet officiel

26-MATJ1AG1 · session 2026

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