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Bac spécialité · session 2026 · Jour 1, Amérique du Nord

Bac 2026, spécialité maths, jour 1 (Amérique du Nord) : sujet et corrigé

Sujet de spécialité maths 2026, jour 1, Amérique du Nord : abonnements et loi binomiale, suite et équation différentielle, pyramide, étude de 5 ln(x²+1) − 3x.

Durée
4 heures
Calculatrice
autorisée
Sujet officiel
PDF

Cherche chaque question avant d’ouvrir son corrigé. L’énoncé est le sujet officiel ressaisi ; les corrigés sont rédigés par Bac-Maths.

Format : jour 1, 4 heures, quatre exercices, calculatrice en mode examen autorisée (ou calculatrice « type collège »). La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements comptent dans la note.

Exercice 1 : abonnements à une plateforme musicale (6 points)

Une plateforme de diffusion musicale propose trois types d’abonnements : « Étudiant », « Classique » et « Famille ». Elle propose également une option « Écoute hors-ligne » qu’on peut activer pour chaque type d’abonnement et qui permet de télécharger de la musique.

Une étude statistique menée sur les abonnés a permis d’établir que :

  • 25 %25\,\% des abonnés ont choisi l’abonnement « Étudiant » et 15 %15\,\% ont choisi l’abonnement « Famille » ;
  • 45 %45\,\% des abonnés « Étudiant » ont activé l’option « Écoute hors-ligne » ;
  • 30 %30\,\% des abonnés « Classique » ont activé l’option « Écoute hors-ligne » ;
  • 12 %12\,\% des abonnés ont choisi l’abonnement « Famille » et ont activé l’option « Écoute hors-ligne ».

On prélève au hasard le profil d’un abonné et on considère les événements suivants :

  • EE : l’abonné a choisi l’abonnement « Étudiant » ;
  • CC : l’abonné a choisi l’abonnement « Classique » ;
  • FF : l’abonné a choisi l’abonnement « Famille » ;
  • HH : l’abonné a activé l’option « Écoute hors-ligne ».

Partie A

1. Recopier l’arbre de probabilités suivant, en complétant les pointillés :

Arbre : trois branches depuis la racine vers E, C et F, chacune avec des pointillés ; de E et de C partent deux branches vers H et H barre, avec des pointillés ; de F partent deux branches vers H et H barre, sans pointillés

2. Calculer la valeur exacte de P(E∩H)P(E \cap H).

3. Démontrer que la probabilité qu’un abonné ait activé l’option « Écoute hors-ligne » est de 0,41250{,}4125.

4. Un abonné a activé l’option « Écoute hors-ligne ». Déterminer la probabilité qu’il ait choisi l’abonnement « Étudiant ». On arrondira le résultat au millième.

Corrigé de la partie A

1. P(E)=0,25P(E) = 0{,}25, P(F)=0,15P(F) = 0{,}15, donc P(C)=1−0,25−0,15=0,6P(C) = 1 - 0{,}25 - 0{,}15 = 0{,}6.
PE(H)=0,45P_E(H) = 0{,}45 et PE(H‾)=0,55P_E(\overline{H}) = 0{,}55 ; PC(H)=0,3P_C(H) = 0{,}3 et PC(H‾)=0,7P_C(\overline{H}) = 0{,}7.

Les branches issues de FF ne sont pas à compléter, mais on peut les trouver : PF(H)=P(F∩H)P(F)=0,120,15=0,8P_F(H) = \dfrac{P(F \cap H)}{P(F)} = \dfrac{0{,}12}{0{,}15} = 0{,}8 et PF(H‾)=0,2P_F(\overline{H}) = 0{,}2.

2. P(E∩H)=P(E)×PE(H)=0,25×0,45=0,1125P(E \cap H) = P(E) \times P_E(H) = 0{,}25 \times 0{,}45 = 0{,}1125.

3. EE, CC et FF forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :

P(H)=P(E∩H)+P(C∩H)+P(F∩H)=0,1125+0,6×0,3+0,12=0,1125+0,18+0,12=0,4125P(H) = P(E \cap H) + P(C \cap H) + P(F \cap H) = 0{,}1125 + 0{,}6 \times 0{,}3 + 0{,}12 = 0{,}1125 + 0{,}18 + 0{,}12 = 0{,}4125

4.

PH(E)=P(E∩H)P(H)=0,11250,4125=311≈0,273P_H(E) = \dfrac{P(E \cap H)}{P(H)} = \dfrac{0{,}1125}{0{,}4125} = \dfrac{3}{11} \approx 0{,}273

Partie B

On choisit huit abonnés de cette plateforme, au hasard et de manière indépendante. On considère qu’il y a suffisamment d’abonnés pour que ce choix soit assimilé à un tirage avec remise. On rappelle que la probabilité qu’un abonné ait activé l’option « Écoute hors-ligne » est de 0,41250{,}4125.

On note XX la variable aléatoire donnant le nombre d’abonnés ayant activé l’option « Écoute hors-ligne ».

1. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

2. Calculer la probabilité qu’aucun de ces huit abonnés n’ait activé l’option « Écoute hors-ligne ». On arrondira le résultat au millième.

3. Dans cette question, nn est un entier naturel non nul. On s’intéresse à un échantillon de nn abonnés, qu’on assimile à un tirage avec remise. On note qnq_n la probabilité qu’au moins un abonné de cet échantillon ait activé l’option « Écoute hors-ligne ».

a. Démontrer que, pour tout nn entier naturel non nul, qn=1−0,5875nq_n = 1 - 0{,}5875^n.

b. Déterminer la plus petite valeur de nn telle que la probabilité qu’au moins un abonné de l’échantillon ait activé l’option « Écoute hors-ligne » soit supérieure ou égale à 99,9 %99{,}9\,\%.

Corrigé de la partie B

1. On répète 88 fois, de façon indépendante, une épreuve de Bernoulli dont le succès « l’abonné a activé l’option » a pour probabilité 0,41250{,}4125 : XX suit la loi binomiale de paramètres n=8n = 8 et p=0,4125p = 0{,}4125.

2. P(X=0)=(1−0,4125)8=0,58758≈0,014P(X = 0) = (1 - 0{,}4125)^8 = 0{,}5875^8 \approx 0{,}014.

3. a. Le nombre d’abonnés de l’échantillon ayant activé l’option suit la loi binomiale de paramètres nn et 0,41250{,}4125. L’événement « au moins un abonné a activé l’option » est le contraire de « aucun abonné ne l’a activée », de probabilité 0,5875n0{,}5875^n. Donc qn=1−0,5875nq_n = 1 - 0{,}5875^n.

b. On résout qn≥0,999q_n \geq 0{,}999 :

1−0,5875n≥0,999  ⟺  0,5875n≤0,001  ⟺  nln⁡(0,5875)≤ln⁡(0,001)  ⟺  n≥ln⁡(0,001)ln⁡(0,5875)1 - 0{,}5875^n \geq 0{,}999 \iff 0{,}5875^n \leq 0{,}001 \iff n\ln(0{,}5875) \leq \ln(0{,}001) \iff n \geq \dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}5875)}

On a changé le sens de l’inégalité en divisant par ln⁡(0,5875)<0\ln(0{,}5875) < 0. Or ln⁡(0,001)ln⁡(0,5875)≈12,99\dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}5875)} \approx 12{,}99 : la plus petite valeur est n=13n = 13. (Contrôle : 0,587512≈0,0017>0,0010{,}5875^{12} \approx 0{,}0017 > 0{,}001 et 0,587513≈0,00099≤0,0010{,}5875^{13} \approx 0{,}00099 \leq 0{,}001.)

Partie C

La plateforme propose les tarifs mensuels suivants :

  • abonnement « Étudiant » : 55 € par mois ;
  • abonnement « Classique » : 1010 € par mois ;
  • abonnement « Famille » : 1616 € par mois ;
  • option « Écoute hors-ligne » : 22 euros de plus par mois quel que soit l’abonnement choisi.

On note YY la variable aléatoire égale au montant payé mensuellement par un abonné.

1. Donner les six valeurs possibles prises par la variable aléatoire YY.

2. Dresser le tableau décrivant la loi de probabilité de la variable aléatoire YY.

3. Démontrer que l’espérance mathématique de la variable aléatoire YY vaut 10,47510{,}475 et interpréter ce résultat dans le contexte.

4. À l’aide de la calculatrice, donner la variance de la variable aléatoire YY, arrondie au centième.

5. Une plateforme vidéo propose les mêmes types d’abonnements. On note ZZ la variable aléatoire égale au montant payé mensuellement par un abonné à cette plateforme vidéo. On admet que l’espérance de la variable aléatoire ZZ vaut 99 et son écart-type 22.

a. Calculer la variance de la variable aléatoire ZZ.

b. Un responsable affirme que si on interroge un abonné de cette plateforme vidéo au hasard, il y a au moins 50 %50\,\% de chances pour que le prix de son abonnement soit strictement compris entre 66 et 1212 euros. Justifier cette affirmation.

Corrigé de la partie C

1. Sans l’option : 55, 1010 ou 1616 € ; avec l’option : 77, 1212 ou 1818 €. Les valeurs possibles sont 55, 77, 1010, 1212, 1616 et 1818.

2. Chaque valeur correspond à une issue de l’arbre : par exemple P(Y=5)=P(E∩H‾)=0,25×0,55=0,1375P(Y = 5) = P(E \cap \overline{H}) = 0{,}25 \times 0{,}55 = 0{,}1375, et P(Y=16)=P(F∩H‾)=0,15−0,12=0,03P(Y = 16) = P(F \cap \overline{H}) = 0{,}15 - 0{,}12 = 0{,}03.

yiy_i 55 77 1010 1212 1616 1818
P(Y=yi)P(Y = y_i) 0,13750{,}1375 0,11250{,}1125 0,420{,}42 0,180{,}18 0,030{,}03 0,120{,}12

La somme des probabilités vaut bien 11.

3.

E(Y)=5×0,1375+7×0,1125+10×0,42+12×0,18+16×0,03+18×0,12E(Y) = 5 \times 0{,}1375 + 7 \times 0{,}1125 + 10 \times 0{,}42 + 12 \times 0{,}18 + 16 \times 0{,}03 + 18 \times 0{,}12E(Y)=0,6875+0,7875+4,2+2,16+0,48+2,16=10,475E(Y) = 0{,}6875 + 0{,}7875 + 4{,}2 + 2{,}16 + 0{,}48 + 2{,}16 = 10{,}475

Sur un grand nombre d’abonnés, la plateforme encaisse en moyenne environ 10,4810{,}48 € par abonné et par mois.

4. À la calculatrice (ou avec V(Y)=E(Y2)−E(Y)2V(Y) = E(Y^2) - E(Y)^2, où E(Y2)=123,43E(Y^2) = 123{,}43) : V(Y)=123,43−10,4752=13,704 375V(Y) = 123{,}43 - 10{,}475^2 = 13{,}704\,375, soit V(Y)≈13,70V(Y) \approx 13{,}70.

5. a. V(Z)=σ(Z)2=22=4V(Z) = \sigma(Z)^2 = 2^2 = 4.

b. 6<Z<12  ⟺  ∣Z−9∣<36 < Z < 12 \iff |Z - 9| < 3. D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :

P(∣Z−9∣≥3)≤V(Z)32=49P(|Z - 9| \geq 3) \leq \dfrac{V(Z)}{3^2} = \dfrac{4}{9}

Par passage au contraire, P(6<Z<12)≥1−49=59≈0,56P(6 < Z < 12) \geq 1 - \dfrac{4}{9} = \dfrac{5}{9} \approx 0{,}56. Comme 59≥0,5\dfrac{5}{9} \geq 0{,}5, l’affirmation du responsable est justifiée.

Exercice 2 : perches-soleil dans un étang (4 points)

La perche-soleil est une espèce de poisson envahissante. Un plan de lutte contre la prolifération de cette espèce est mis en place et on étudie dans cet exercice deux modèles d’évolution de la population de perches-soleil dans un étang naturel. On estime que, dans cet étang, le nombre de perches-soleil s’élève à 4 0004\,000 individus au 1er janvier 20252025.

Partie A : étude d’un modèle discret

Dans cette partie, on modélise le nombre de perches-soleil dans l’étang par une suite (un)(u_n). Pour tout entier naturel nn, unu_n désigne le nombre de perches-soleil, exprimé en millier, dans l’étang au 1er janvier de l’année 2025+n2025 + n.

La suite (un)(u_n) est définie par :

  • u0=4u_0 = 4 ;
  • pour tout entier naturel nn : un+1=4−4unu_{n+1} = 4 - \dfrac{4}{u_n}.

On admet que cette suite est bien définie et qu’en particulier pour tout entier nn, un>0u_n > 0.

1. Calculer le nombre de perches-soleil au 1er janvier 20262026 donné par ce modèle.

2. On note hh la fonction définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} par h(x)=4−4xh(x) = 4 - \dfrac{4}{x}.

a. Justifier que la fonction hh est croissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

b. Démontrer que pour tout entier naturel nn : 2≤un+1≤un≤42 \leq u_{n+1} \leq u_n \leq 4.

c. En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente. On note ℓ\ell sa limite.

d. Justifier que ℓ=2\ell = 2.

e. Ce modèle prévoit-il une élimination à long terme de l’espèce envahissante ?

3. On considère le script Python ci-dessous.

a. Soit ss un réel appartenant à l’intervalle ]2 ; 4[\mathopen{]}2 \,;\, 4\mathclose{[}. Recopier et compléter ce script de sorte qu’il renvoie, après exécution, le plus petit entier nn tel que un<su_n < s.

def population(s) :
    u=4
    n=0
    while … :
        u= …
        n= …
    return n

3. b. Quelle valeur renvoie la commande population(2.2) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

Corrigé de la partie A

1. u1=4−44=3u_1 = 4 - \dfrac{4}{4} = 3 : le modèle prévoit 3 0003\,000 perches-soleil au 1er janvier 20262026.

2. a. hh est dérivable sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} et h′(x)=4x2>0h'(x) = \dfrac{4}{x^2} > 0 : hh est strictement croissante sur cet intervalle.

b. On raisonne par récurrence sur la propriété P(n)\mathcal{P}(n) : 2≤un+1≤un≤42 \leq u_{n+1} \leq u_n \leq 4.

Initialisation : u0=4u_0 = 4 et u1=3u_1 = 3, donc 2≤u1≤u0≤42 \leq u_1 \leq u_0 \leq 4 : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : supposons 2≤un+1≤un≤42 \leq u_{n+1} \leq u_n \leq 4 pour un entier nn. Tous ces nombres sont dans ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} où hh est croissante, donc :

h(2)≤h(un+1)≤h(un)≤h(4),soit2≤un+2≤un+1≤3h(2) \leq h(u_{n+1}) \leq h(u_n) \leq h(4), \quad\text{soit}\quad 2 \leq u_{n+2} \leq u_{n+1} \leq 3

car h(2)=4−2=2h(2) = 4 - 2 = 2 et h(4)=3h(4) = 3. Comme 3≤43 \leq 4, P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : pour tout entier naturel nn, 2≤un+1≤un≤42 \leq u_{n+1} \leq u_n \leq 4.

c. D’après 2. b., la suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 22 : d’après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite ℓ\ell, avec 2≤ℓ≤42 \leq \ell \leq 4.

d. hh est continue sur ]0 ; +∞[\mathopen{]}0 \,;\, +\infty\mathclose{[} et ℓ≥2>0\ell \geq 2 > 0. En passant à la limite dans un+1=h(un)u_{n+1} = h(u_n), on obtient ℓ=h(ℓ)\ell = h(\ell) :

ℓ=4−4ℓ  ⟺  ℓ2=4ℓ−4  ⟺  ℓ2−4ℓ+4=0  ⟺  (ℓ−2)2=0  ⟺  ℓ=2\ell = 4 - \dfrac{4}{\ell} \iff \ell^2 = 4\ell - 4 \iff \ell^2 - 4\ell + 4 = 0 \iff (\ell - 2)^2 = 0 \iff \ell = 2

e. Non. La population tend vers 22 milliers : selon ce modèle, il restera à long terme environ 2 0002\,000 perches-soleil dans l’étang ; l’espèce n’est pas éliminée.

3. a. On calcule les termes successifs tant que un≥su_n \geq s :

def population(s) :
    u=4
    n=0
    while u >= s :
        u = 4 - 4/u
        n = n + 1
    return n

b. À la calculatrice : u8≈2,22u_8 \approx 2{,}22, u9=2,2u_9 = 2{,}2 et u10≈2,18u_{10} \approx 2{,}18. Le premier terme strictement inférieur à 2,22{,}2 est u10u_{10} : la commande renvoie 10. Selon ce modèle, c’est en 2025+10=20352025 + 10 = 2035 (au 1er janvier) que la population passera pour la première fois sous les 2 2002\,200 perches-soleil.

Remarque : on peut montrer que un=2+2n+1u_n = 2 + \dfrac{2}{n+1}, d’où u9=2,2u_9 = 2{,}2 exactement. La condition de la boucle doit donc bien être u >= s (avec u > s, la boucle s’arrêterait à n=9n = 9, alors que u9u_9 n’est pas strictement inférieur à 2,22{,}2). En Python, les calculs se font en nombres flottants, donc avec des arrondis : ici, par chance, la valeur calculée pour u9u_9 est exactement le flottant 2.2 (le test u == 2.2 est vrai), et le script renvoie bien 10. Avec une autre valeur de ss égale à un terme de la suite, une erreur d’arrondi pourrait décaler le résultat d’une unité.

Partie B : étude d’un modèle continu

On note tt le temps écoulé, exprimé en année, à partir du 1er janvier 20252025. L’évolution du nombre de perches-soleil, exprimé en millier, est modélisée par la fonction pp telle que :

  • la fonction pp est définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[} ;
  • p(0)=4p(0) = 4 ;
  • la fonction pp est solution de l’équation différentielle (E)(E) : y′+y=2y' + y = 2, où yy est une fonction de la variable réelle tt.

1. Donner l’ensemble des solutions de l’équation (E)(E).

2. En déduire que l’expression de la fonction pp sur l’intervalle [0 ; +∞[[0 \,;\, +\infty\mathclose{[} est p(t)=2e−t+2p(t) = 2\mathrm{e}^{-t} + 2.

3. Ce modèle prévoit-il une élimination à long terme de l’espèce envahissante ?

Corrigé de la partie B

1. (E)(E) s’écrit y′=−y+2y' = -y + 2, de la forme y′=ay+by' = ay + b avec a=−1a = -1 et b=2b = 2. La solution constante est −ba=2-\dfrac{b}{a} = 2. Les solutions de (E)(E) sont les fonctions t↦Ce−t+2t \mapsto C\mathrm{e}^{-t} + 2, avec C∈RC \in \mathbb{R}.

2. p(0)=C+2=4p(0) = C + 2 = 4, donc C=2C = 2 et p(t)=2e−t+2p(t) = 2\mathrm{e}^{-t} + 2.

3. Non. lim⁡t→+∞e−t=0\displaystyle\lim_{t \to +\infty} \mathrm{e}^{-t} = 0, donc lim⁡t→+∞p(t)=2\displaystyle\lim_{t \to +\infty} p(t) = 2. Ce modèle aussi prévoit qu’il restera environ 2 0002\,000 perches-soleil à long terme (d’ailleurs p(t)>2p(t) > 2 pour tout tt) : l’espèce n’est pas éliminée.

Exercice 3 : distance d’un point à un plan dans une pyramide (5 points)

Dans cet exercice l’unité est le cm. On considère une pyramide à base carrée SABCDSABCD comme dans la figure ci-dessous.

Pyramide SABCD de sommet S, de base carrée ABCD de centre O ; I milieu de [CD], J milieu de [BC], K milieu de [OS] ; les vecteurs OI, OJ et OK sont tracés depuis O ; les arêtes cachées SA, AB, AD et les diagonales sont en pointillés

Dans cette figure :

  • AB=BC=CD=DA=OS=2AB = BC = CD = DA = OS = 2 cm ;
  • II est le milieu de [CD][CD], JJ le milieu de [BC][BC] et KK le milieu de [OS][OS].

L’espace est muni du repère orthonormé (O ; OI→,OJ→,OK→)\left(O \,;\, \overrightarrow{OI}, \overrightarrow{OJ}, \overrightarrow{OK}\right). On admet que B(−1 ; 1 ; 0)B(-1 \,;\, 1 \,;\, 0), C(1 ; 1 ; 0)C(1 \,;\, 1 \,;\, 0) et S(0 ; 0 ; 2)S(0 \,;\, 0 \,;\, 2).

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

1. Donner les coordonnées des points AA et DD.

2. Calculer le produit scalaire SC→⋅SB→\overrightarrow{SC} \cdot \overrightarrow{SB}.

3. En déduire la mesure de l’angle BSC^\widehat{BSC} arrondie au dixième de degré près.

Corrigé de la partie A

1. OO est le centre du carré ABCDABCD, donc le milieu de [AC][AC] et de [BD][BD] : AA est le symétrique de CC par rapport à OO et DD celui de BB. Ainsi A(−1 ; −1 ; 0)A(-1 \,;\, -1 \,;\, 0) et D(1 ; −1 ; 0)D(1 \,;\, -1 \,;\, 0).

2. SC→ (1 ; 1 ; −2)\overrightarrow{SC}\,(1 \,;\, 1 \,;\, -2) et SB→ (−1 ; 1 ; −2)\overrightarrow{SB}\,(-1 \,;\, 1 \,;\, -2), donc :

SC→⋅SB→=1×(−1)+1×1+(−2)×(−2)=−1+1+4=4\overrightarrow{SC} \cdot \overrightarrow{SB} = 1 \times (-1) + 1 \times 1 + (-2) \times (-2) = -1 + 1 + 4 = 4

3. SC=1+1+4=6SC = \sqrt{1 + 1 + 4} = \sqrt{6} et SB=1+1+4=6SB = \sqrt{1 + 1 + 4} = \sqrt{6}. Or SC→⋅SB→=SC×SB×cos⁡BSC^\overrightarrow{SC} \cdot \overrightarrow{SB} = SC \times SB \times \cos\widehat{BSC}, donc :

cos⁡BSC^=46×6=46=23d’ouˋBSC^≈48,2°\cos\widehat{BSC} = \dfrac{4}{\sqrt{6} \times \sqrt{6}} = \dfrac{4}{6} = \dfrac{2}{3} \qquad\text{d’où}\qquad \widehat{BSC} \approx 48{,}2°

Partie B

On se propose dans cette partie de déterminer la distance du point OO au plan (SBC)(SBC).

1. Soit n⃗\vec{n} le vecteur de coordonnées (021)\begin{pmatrix} 0 \\ 2 \\ 1 \end{pmatrix}.

a. Justifier que le vecteur n⃗\vec{n} est normal au plan (SBC)(SBC).

b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (SBC)(SBC) est 2y+z−2=02y + z - 2 = 0.

2. On note HH le projeté orthogonal du point OO sur le plan (SBC)(SBC).

a. Justifier qu’une représentation paramétrique de la droite (OH)(OH) est {x=0y=2tz=t\left\{\begin{array}{l} x = 0 \\ y = 2t \\ z = t \end{array}\right. avec t∈Rt \in \mathbb{R}.

b. Calculer les coordonnées du point HH.

c. En déduire que la distance du point OO au plan (SBC)(SBC) est égale à 255\dfrac{2\sqrt{5}}{5} cm.

Corrigé de la partie B

1. a. n⃗⋅SB→=0×(−1)+2×1+1×(−2)=0\vec{n} \cdot \overrightarrow{SB} = 0 \times (-1) + 2 \times 1 + 1 \times (-2) = 0 et n⃗⋅SC→=0×1+2×1+1×(−2)=0\vec{n} \cdot \overrightarrow{SC} = 0 \times 1 + 2 \times 1 + 1 \times (-2) = 0. Les vecteurs SB→\overrightarrow{SB} et SC→\overrightarrow{SC} ne sont pas colinéaires (leurs premières coordonnées sont opposées, les deuxièmes égales), ils dirigent donc le plan (SBC)(SBC). n⃗\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan : il est normal au plan (SBC)(SBC).

b. Le plan (SBC)(SBC) a donc une équation de la forme 2y+z+d=02y + z + d = 0. Il passe par S(0 ; 0 ; 2)S(0 \,;\, 0 \,;\, 2) : 0+2+d=00 + 2 + d = 0, donc d=−2d = -2. Une équation de (SBC)(SBC) est 2y+z−2=02y + z - 2 = 0.

2. a. La droite (OH)(OH) est perpendiculaire au plan (SBC)(SBC) : elle est dirigée par le vecteur normal n⃗ (0 ; 2 ; 1)\vec{n}\,(0 \,;\, 2 \,;\, 1) et passe par O(0 ; 0 ; 0)O(0 \,;\, 0 \,;\, 0). Une représentation paramétrique est donc x=0x = 0, y=2ty = 2t, z=tz = t, avec t∈Rt \in \mathbb{R}.

b. HH est le point de (OH)(OH) qui appartient à (SBC)(SBC) : on remplace dans l’équation du plan.

2×2t+t−2=0  ⟺  5t=2  ⟺  t=252 \times 2t + t - 2 = 0 \iff 5t = 2 \iff t = \dfrac{2}{5}

D’où H(0 ; 45 ; 25)H\left(0 \,;\, \dfrac{4}{5} \,;\, \dfrac{2}{5}\right).

c. La distance de OO au plan (SBC)(SBC) est la distance OHOH :

OH=02+(45)2+(25)2=2025=205=255 cmOH = \sqrt{0^2 + \left(\dfrac{4}{5}\right)^2 + \left(\dfrac{2}{5}\right)^2} = \sqrt{\dfrac{20}{25}} = \dfrac{\sqrt{20}}{5} = \dfrac{2\sqrt{5}}{5} \text{ cm}

Partie C

On se propose ici de retrouver le résultat de la partie B par une autre méthode.

1. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par : V=13×aire de la base×hauteurV = \dfrac{1}{3} \times \text{aire de la base} \times \text{hauteur}.

a. Calculer le volume de la pyramide SABCDSABCD.

b. En déduire que le volume de la pyramide OCBSOCBS est égal à 23\dfrac{2}{3} cm³.

2. Déterminer l’aire du triangle SBCSBC.

3. Déduire des questions précédentes que la distance du point OO au plan (SBC)(SBC) est égale à 255\dfrac{2\sqrt{5}}{5} cm.

Corrigé de la partie C

1. a. La base ABCDABCD est un carré de côté 22 cm, d’aire 44 cm². La hauteur est OS=2OS = 2 cm, car (OS)(OS) est perpendiculaire au plan de la base (SS est sur l’axe (OK)(OK)). Donc :

VSABCD=13×4×2=83 cm3V_{SABCD} = \dfrac{1}{3} \times 4 \times 2 = \dfrac{8}{3} \text{ cm}^3

b. On voit OCBSOCBS comme une pyramide de sommet SS et de base le triangle OCBOCB, avec la même hauteur OS=2OS = 2. Les diagonales du carré partagent ABCDABCD en quatre triangles de même aire : l’aire de OCBOCB est 44=1\dfrac{4}{4} = 1 cm². Donc :

VOCBS=13×1×2=23 cm3V_{OCBS} = \dfrac{1}{3} \times 1 \times 2 = \dfrac{2}{3} \text{ cm}^3

C’est le quart du volume de SABCDSABCD.

2. SB=SC=6SB = SC = \sqrt{6} : le triangle SBCSBC est isocèle en SS, et sa hauteur issue de SS est la médiane [SJ][SJ], avec JJ milieu de [BC][BC], soit J(0 ; 1 ; 0)J(0 \,;\, 1 \,;\, 0). SJ=0+1+4=5SJ = \sqrt{0 + 1 + 4} = \sqrt{5} et BC=2BC = 2, donc :

ASBC=BC×SJ2=252=5 cm2\mathcal{A}_{SBC} = \dfrac{BC \times SJ}{2} = \dfrac{2\sqrt{5}}{2} = \sqrt{5} \text{ cm}^2

3. On voit maintenant OCBSOCBS comme une pyramide de sommet OO et de base SBCSBC : sa hauteur est la distance dd de OO au plan (SBC)(SBC). Donc :

23=13×5×d  ⟺  d=25=255 cm\dfrac{2}{3} = \dfrac{1}{3} \times \sqrt{5} \times d \iff d = \dfrac{2}{\sqrt{5}} = \dfrac{2\sqrt{5}}{5} \text{ cm}

On retrouve le résultat de la partie B.

Exercice 4 : étude de 5 ln(x² + 1) − 3x (5 points)

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=5ln⁡(x2+1)−3xf(x) = 5\ln(x^2 + 1) - 3x et on admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}. On note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan.

On a tracé ci-dessous la courbe Cf\mathcal{C}_f et la tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_f au point A d’abscisse 11.

Courbe de f pour x entre −1 et 7 environ : elle descend de 6 vers un minimum d’environ −0,5 près de x = 0,3, remonte jusqu’à environ 2,5 en x = 3 puis redescend et coupe l’axe des abscisses vers x = 6 ; la tangente en A(1 ; 0,5 environ) coupe l’axe des ordonnées vers −1,5 et passe au-dessus de la courbe à droite de A, en dessous à gauche

1. Conjecturer, à l’aide de la représentation graphique de la fonction ff, les intervalles de R\mathbb{R} sur lesquels la fonction ff semble convexe ou concave.

2. Déterminer, en justifiant, la limite de la fonction ff en −∞-\infty.

3. a. Démontrer que, pour tout xx réel strictement positif, f(x)=x(10ln⁡xx−3)+5ln⁡(1+1x2)f(x) = x\left(10\dfrac{\ln x}{x} - 3\right) + 5\ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right).

b. Déterminer, en justifiant, la limite de la fonction ff en +∞+\infty.

4. a. Démontrer que pour tout xx réel, f′(x)=−3x2+10x−3x2+1f'(x) = \dfrac{-3x^2 + 10x - 3}{x^2 + 1}.

b. Étudier les variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

5. On admet que la fonction ff est deux fois dérivable sur R\mathbb{R} et que pour tout réel xx, f′′(x)=−10x2+10(x2+1)2f''(x) = \dfrac{-10x^2 + 10}{(x^2 + 1)^2}.

a. Valider ou rejeter la conjecture faite à la question 1.

b. Déterminer l’équation réduite de la tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_f au point A d’abscisse 11.

c. En déduire que pour tout x≥1x \geq 1, ln⁡(x2+1)≤x+ln⁡(2)−1\ln(x^2 + 1) \leq x + \ln(2) - 1.

Corrigé de l’exercice 4

1. Sur le graphique, la courbe semble au-dessus de ses tangentes à gauche de A et en dessous à droite (la tangente en A traverse la courbe). On conjecture que ff est convexe sur ]−∞ ; 1]\mathopen{]}-\infty \,;\, 1] et concave sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}, A étant un point d’inflexion.

2. Quand x→−∞x \to -\infty, x2+1→+∞x^2 + 1 \to +\infty donc 5ln⁡(x2+1)→+∞5\ln(x^2 + 1) \to +\infty, et −3x→+∞-3x \to +\infty. Par somme, lim⁡x→−∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x \to -\infty} f(x) = +\infty.

3. a. Pour x>0x > 0, x2+1=x2(1+1x2)x^2 + 1 = x^2\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right), donc :

ln⁡(x2+1)=ln⁡(x2)+ln⁡(1+1x2)=2ln⁡x+ln⁡(1+1x2)\ln(x^2 + 1) = \ln(x^2) + \ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right) = 2\ln x + \ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right)

D’où f(x)=10ln⁡x−3x+5ln⁡(1+1x2)=x(10ln⁡xx−3)+5ln⁡(1+1x2)f(x) = 10\ln x - 3x + 5\ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right) = x\left(10\dfrac{\ln x}{x} - 3\right) + 5\ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right).

b. Par croissance comparée, ln⁡xx→0\dfrac{\ln x}{x} \to 0 en +∞+\infty, donc 10ln⁡xx−3→−310\dfrac{\ln x}{x} - 3 \to -3 et, par produit, x(10ln⁡xx−3)→−∞x\left(10\dfrac{\ln x}{x} - 3\right) \to -\infty. Par ailleurs 1+1x2→11 + \dfrac{1}{x^2} \to 1 et ln⁡1=0\ln 1 = 0, donc 5ln⁡(1+1x2)→05\ln\left(1 + \dfrac{1}{x^2}\right) \to 0. Par somme, lim⁡x→+∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = -\infty.

4. a. La dérivée de ln⁡(u)\ln(u) est u′u\dfrac{u'}{u} ; avec u(x)=x2+1u(x) = x^2 + 1 :

f′(x)=5×2xx2+1−3=10x−3(x2+1)x2+1=−3x2+10x−3x2+1f'(x) = 5 \times \dfrac{2x}{x^2 + 1} - 3 = \dfrac{10x - 3(x^2 + 1)}{x^2 + 1} = \dfrac{-3x^2 + 10x - 3}{x^2 + 1}

b. Le dénominateur est strictement positif : f′(x)f'(x) a le signe de −3x2+10x−3-3x^2 + 10x - 3. Son discriminant est Δ=100−36=64\Delta = 100 - 36 = 64, d’où les racines x1=−10+8−6=13x_1 = \dfrac{-10 + 8}{-6} = \dfrac{1}{3} et x2=−10−8−6=3x_2 = \dfrac{-10 - 8}{-6} = 3. Le trinôme est du signe de a=−3a = -3, donc négatif, à l’extérieur des racines.

f(13)=5ln⁡(109)−1≈−0,47f\left(\dfrac{1}{3}\right) = 5\ln\left(\dfrac{10}{9}\right) - 1 \approx -0{,}47 et f(3)=5ln⁡10−9≈2,51f(3) = 5\ln 10 - 9 \approx 2{,}51.

x−∞133+∞f′(x)−0+0−f+∞↘5ln⁡109−1↗5ln⁡10−9↘−∞\begin{array}{c|ccccccc} x & -\infty & & \frac{1}{3} & & 3 & & +\infty \\ \hline f'(x) & & - & 0 & + & 0 & - & \\ \hline f & +\infty & \searrow & 5\ln\frac{10}{9} - 1 & \nearrow & 5\ln 10 - 9 & \searrow & -\infty \end{array}

ff est décroissante sur ]−∞ ; 13]\left]-\infty \,;\, \dfrac{1}{3}\right], croissante sur [13 ; 3]\left[\dfrac{1}{3} \,;\, 3\right] et décroissante sur [3 ; +∞[[3 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

5. a. (x2+1)2>0(x^2 + 1)^2 > 0, donc f′′(x)f''(x) a le signe de −10x2+10=10(1−x)(1+x)-10x^2 + 10 = 10(1 - x)(1 + x) : positif sur [−1 ; 1][-1 \,;\, 1], négatif sur ]−∞ ; −1]\mathopen{]}-\infty \,;\, -1] et sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}.

Donc ff est convexe sur [−1 ; 1][-1 \,;\, 1] et concave sur ]−∞ ; −1]\mathopen{]}-\infty \,;\, -1] et sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}. La conjecture est rejetée pour sa partie gauche : ff n’est pas convexe sur tout ]−∞ ; 1]\mathopen{]}-\infty \,;\, 1], elle change aussi de convexité en −1-1 (un second point d’inflexion, peu visible car la courbe sort du cadre du graphique vers x=−1x = -1). En revanche, la concavité sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[} est confirmée.

b. f(1)=5ln⁡2−3f(1) = 5\ln 2 - 3 et f′(1)=−3+10−32=2f'(1) = \dfrac{-3 + 10 - 3}{2} = 2. La tangente en A a pour équation y=f′(1)(x−1)+f(1)y = f'(1)(x - 1) + f(1) :

y=2(x−1)+5ln⁡2−3  ⟺  y=2x+5ln⁡2−5y = 2(x - 1) + 5\ln 2 - 3 \iff y = 2x + 5\ln 2 - 5

(Son ordonnée à l’origine, 5ln⁡2−5≈−1,535\ln 2 - 5 \approx -1{,}53, est cohérente avec le graphique.)

c. ff est concave sur [1 ; +∞[[1 \,;\, +\infty\mathclose{[}, donc sur cet intervalle sa courbe est située en dessous de ses tangentes, en particulier de la tangente en A. Pour tout x≥1x \geq 1 :

5ln⁡(x2+1)−3x≤2x+5ln⁡2−5  ⟺  5ln⁡(x2+1)≤5x+5ln⁡2−5  ⟺  ln⁡(x2+1)≤x+ln⁡(2)−15\ln(x^2 + 1) - 3x \leq 2x + 5\ln 2 - 5 \iff 5\ln(x^2 + 1) \leq 5x + 5\ln 2 - 5 \iff \ln(x^2 + 1) \leq x + \ln(2) - 1

en divisant par 5>05 > 0.

Sujet officiel

26-MATJ1AN1 · session 2026

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